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dimanche 10 février 2019

The Divine Cities, book 3: City of Miracles de Robert Jackson Bennett







Année de sortie : 2017
Éditeur : Broadway Books
Nombre de pages : 451
Genre : Fantasy






Mon avis

Un tome un peu plus classique que les précédents dans son traitement de la magie mais une fin tellement épique que ça rattrape tout.

Résumé : (que je vais essayer de faire le moins spoilant possible en le modifiant un peu)
Sigrud je Harkvaldsson est très bon pour les revanches, vraiment très bon.
Quand il apprend qu'un de ses amis les plus chers a été assassiné, il n'a pas l'intention de rester sur la touche. Aucune force ne pourra l'empêcher d'apporter aux meurtriers la souffrance qu'ils méritent.

Mais au fur et à mesure que Sigrud poursuis sa quête, il commence à soupçonner qu'il y a une guerre en cours. Une guerre secrète, qui dure depuis des années et qui se joue sous les yeux des humains sans que ceux ci ne se doutent de quoi que ce soit.
Découvrir les secrets de la mort de son ami va l'obliger à prendre parti dans cette guerre, et à faire face à des dieux très en colère qui n'ont plus rien à perdre ...

*****

J'ai trouve que ce tome était une très bonne conclusion à la série, il se déroule 13 ans après le précédent et donc 20 ans après le premier.

Tout d'abord il met en lumière toute une série d'actions qui se passent en parallèle des tomes précédents dont on entendait un peu parler (lors de l’ascension au pouvoir de Shara par exemple) et qui éclairent sur ce qui se passait vraiment par derrière.
Du coup on a un peu l'impression de redécouvrir les personnages de ces tomes et c'était vraiment très intéressant. En plus ce tome ci avait beaucoup de lien avec les deux tomes, il se passe un peu partout et surtout à Bulikov, la ville aux escaliers du premier tome, qui a bien changé depuis, surtout grâce aux événements politiques qui se passent pendant les tomes précédents.

J'ai bien aimé le fait que ce tome soit centré sur Sigurd, c'était un personnage important dans les deux tomes précédent mais il restait secondaire, du coup ça nous permet de le découvrir. Après Shara et Mulaghesh, ça complète le trio de départ.

Sigurd est un personnage torturé, au sens figuré comme au sens propre du terme. Lui même découvre de beaux secrets le concernant qui expliquent un peu sa condition et son manque chronique de chance depuis des années. Ce voyage qu'il entreprend est un peu comme sa dernière action, il n'a d'ailleurs pas vraiment espoir d'en sortir vivant et il prend tout les risques.

Le thème de la vieillesse est un thème important ici. Devenir vieux est inéluctable et si Sigurd semble être privé de cette chance, quand on voit Mulaghesh et Shara qui sont devenu de vieilles femmes, avec du mal à marcher, on comprend vraiment que le temps joue son œuvre.

La nouvelle génération est la, notamment sous la présence de la fille de Shara, devenu une jeune femme qui ne comprend rien à ce qu'il se passe parce que celle ci l'a éloigné de tout ce qui faisait le danger de sa vie. Elle va devoir se prendre en main et cesser d'être naïve si elle survivre à tout les événements qui se produisent dans ce tome.
Elle doit reprendre le flambeau du combat de sa mère. En fait en dehors de Sigrud, ce tome est surtout centré sur les jeunes. Ils doivent prendre leur futur en main parce que les vieux ne pourront pas toujours les protéger.

On referme ce tome avec le sentiment d'une génération c'est achevée. C'est vraiment fini, plus de combats, plus d'espionnage, plus de voyages, nos personnages fétiches prennent leur retraite définitive. 

J'ai aussi vraiment apprécié la fin de ce tome, en fait c'est surement une des fin les plus satisfaisante que j'ai lu d'une série de fantasy. C'est grandiose, épique et ça m'a un peu rappelé la fin de la première trilogie de Fil-des-brumes. C'est un peu la fin d'un monde, et le commencement d'un nouveau. 

Grâce à cette fin je trouve que ce tome est surement le plus marquant des trois et il se partage avec le premier le podium de mes tomes préférés. 


17/20

Mes avis sur les tomes précédents : tome 1 : City of Stairs, tome 2 : City of Blades,

vendredi 29 juin 2018

The Divine Cities, book 2: City of Blades de Robert Jackson Bennett






Année de sortie : 2016
Éditeur : Broadway Books
Nombre de pages : 484
Genre : Fantasy





Mon avis :

J'ai préféré ce tome au précédent. L'intrigue était moins flou que dans le premier tome ou finalement c'était plus l'enjeu politique qui était fascinant que l'enquête en elle même.

Dans ce monde, il y a plus de 60 ans maintenant, un homme et son peuple, les Saypuri, se sont révoltés contre les dieux qui les maintenaient en esclavage. Aidés de la technologie ils les ont tués et sont revenus victorieux, prenant contrôle du continent entier. Mais avec la disparition des dieux des fléaux inconnus sont arrivés et ont répandu le chaos, tels que des épidémies, un gros changement climatique (le climat était régulé pour être idéal par les dieux, du coup sans leur contrôle il reprend violemment son cours normal), sans parler de la disparition de tous les artefacts magiques et miraculeux qui géraient la vie quotidienne des habitants.  

Ce tome se déroule 5 ans après la fin du précédent. En dehors du fait de suivre des personnages récurrents, les intrigues des deux tomes n'ont aucun lien entre elles.

La ville de Voortyashtan est surnommée la ville des épées. Non seulement de par sa géographie, entourées de pics, mais aussi parce qu'elle était la ville de la déesse de la guerre et de la mort, Voortya. Ceux qui la vénéraient étaient des guerriers, on les récompensait en leur donnant une épée magique qui a force d'utilisation finissait par contenir leurs âmes et était capable de tout trancher, multipliant la force de son porteur. Toutes les épées ont bien sur disparues avec la mort de la déesse mais la situation sur place est loin d'être stable.

Les tribus de guerriers des montagnes ayant été bien plus épargnées que celles des cotes qui ont pris la destruction de leur déesse de face, elles sont toujours actives et n'aiment pas du tout voir les Saypuris tout diriger. Du coup les attentats contre les militaires sont fréquents malgré les réunions fréquentes des chefs pour discuter et trouver des solutions à leurs problèmes.

La dessus les Saypuris ont décidé que la baie de la ville était le lieu idéal pour construire le plus gros port du continent. Le climat se dégrade de plus en plus vite dont le temps presse car les températures baissent et ils ont calculés que bientôt cette ville serait la seule à ne pas être recouverte de glace la majorité de l'année.  Cette précipitation leur apporte encore plus de souci car en fait le port doit être construit par dessus l'ancienne capitale qui a sombré dans l'océan avec la mort de sa déesse, tuant tout ses habitants à l'époque. Bien sur ça fait bondir encore plus les tribus qui pensent qu'on déshonore leurs ancêtres.

Si je prends autant de temps pour vous expliquer la situation c'est parce que comme dans le premier tome elle est bien sur au cœur de l'intrigue. Revenons au temps présent et à l'histoire de ce tome.

Suite à la bataille du tome précédent, la général Mulaghesh a prit sa retraire. Mais elle doit reprendre du service, contrainte et forcée par Shara (le personnage principal du tome précédent qui est bien monté en grade depuis). Elle lui demande de se rendre à Voortyashtan pour enquêter sur la disparition d'une de ses agents. Celle ci enquêtait sur un étrange métal qu'on a découvert dans les collines à coté de la ville. Ce métal a des propriétés qui sont inexplicable par la science actuelle, et du coup Shara soupçonnait un autre cas du divin caché.
La disparition de l'agent rend l'enquête d'autant plus urgente !

J'ai franchement bien apprécié l'enquête. On est clairement sur un policier fantasy, Mulaghesh va devoir dénouer les nœuds de cette disparition, le tout dans un climat social très tendu, limite encore plus que dans le tome précédent. Ici on est clairement à la veille d'une nouvelle guerre.

Après c'est vrai qu'au premier abord la situation de départ de ce tome est vraiment identique au précédent. On a une personne qui a disparu et une autre qui vient enquêter, le tout dans une situation ou il y a suspicion qu'un dieu n'est peut-être pas aussi mort qu'on le pensait. Et j'ai eu un peu peur au début, j'avoue, que ça soit trop proche au final. Mais en fait non. Non seulement le changement de personnage principal joue beaucoup pour changer d'ambiance mais l'auteur a su nous concocter une situation finalement bien différente.

Ce que j'ai préféré dans ce tome c'est qu'on ne perd jamais de vue l'enquête, elle n'est pas diluée comme dans le tome précédent. En fait on comprend directement que la situation est au cœur de l'intrigue. Du coup ça rend le tome bien plus dynamique car on ne prend pas des pages et des pages à expliquer une situation politique et historique qui semble n'avoir rien à voir avec l'histoire elle même. C'est peut être aussi simplement du au fait qu'on connait bien mieux le monde maintenant et du coup on est moins perdu.

C'est vrai que le fait de suivre Mulaghesh rend aussi les choses plus simple comparé à Shara le personnage principal du premier tome. Mulaghesh est avant tout une militaire, elle a l'habitude de donner et de recevoir des ordres et elle ne perd pas de temps à écumer les salons politiques avant de se mettre à vraiment enquêter.

J'aime bien aimé le personnage de Mulaghesh. C'est assez rare qu'on suive un femme plutôt âgée dans un livre de fantasy, surtout depuis le début. Celle ci est loin d'être de prime jeunesse, elle doit approcher des 60 ans. Elle voit d'ailleurs les militaires de Voortyashtan un peu comme ses propres enfants qu'elle n'a jamais eu. En plus de son enquête elle fera tout pour les protéger dés qu'elle le pourra.

Après c'est vrai qu'en y réfléchissant ce tome ci se concentre sur des thèmes peut être moins fort que ceux du premier. Ici on parle surtout du coté militaire, de ce qu'est être un soldat, le fait de servir et de toutes ses implications. C'est un sujet qui parlera surement à moins de monde que le thème du racisme présent avant. Mais ça n’empêche pas qu'il était bien intégré dans l'histoire et que finalement je me suis vraiment prise au jeu tout du long.

Au final un livre que j'ai préféré au précédent tome dans la série. Je ne suis toujours pas dans les "waou" que beaucoup de monde ressent apparemment en la lisant mais j'ai passé un excellent moment dans cette enquête de fantasy.

16.5/20


Mon avis sur le tome précédent : tome 1 : City of Stairs,

mercredi 17 janvier 2018

City of Stairs de Robert Jackson Bennett






Année de sortie : 2014
Éditeur : Broadway Books
Nombre de pages : 452
Genre : Fantasy
Série : The Divine Citie, tome 1





Mon avis

Après en avoir entendu parler en bien pendant des années, je mets enfin le nez dans cette série. J'ai vraiment adoré l'univers et l'intrigue même si ce n'est pas un coup de cœur pour autant.

Bulikov était la capitale du monde, la capitale des dieux. Mais un jour, il y a des années, leurs esclaves, les sans-dieux Saypuri, les ont défaits et ont prit le pouvoir sur leurs cendres.
Ce que n'avaient pas prévu les Saypuri c'est que la destruction des dieux allait entrainer bien plus que la disparition de leur magie, et en un coup faire disparaitre avec eux des milliers de personnes aux endroits ou les dieux avaient investi l'espace ...
Depuis ce massacre les Saypuri sont devenus les maitres du monde et utilisent des machines la ou les dieux faisaient des miracles. Ils ont bannis tous les objets miraculeux et toutes les références aux anciens dieux.

Mais, la révolte plane sur Bulikov, qui n'a pas du tout réussi son entrée dans la nouvelle ère et qui se lamente encore sur son glorieux passé. Lors qu'un professeur renommé, envoyé sur place pour étudier les anciens dieux et leurs artefacts, est assassiné, c'est Shara qui est envoyée pour trouver le coupable. 

Le gros point fort de ce livre est son background. Il est tellement foisonnant et riche que je dois vraiment me retenir de tout vous raconter sans m'arrêter (et il y a tellement de détails que ça pourrait prendre des heures).
Au final, plus que "qui a tué le professeur?", la vrai question qu'on se pose tout au long du livre est plus "que c'est-il vraiment passé à Bulikov ?" ou "Les dieux sont-ils vraiment morts ?". Et j'ai trouvé tout ça vraiment fascinant.

Explorer le passé et le présent de la cité a été pour moi un vrai plaisir. En fait je trouve plein de points communs entre ce livre est les Craft Sequence (que j'adore): que ça soit le fait qu'on est sur une enquête qui met en scène des éléments "Divin" ou le fait qu'on inclus des personnages divers et les thèmes associés ou encore le fait de confronter le coté magique avec la science.
Au final j'ai trouvé qu'on était vraiment dans le même type de récit même si en fait l'effet global est vraiment différent.

Un des gros aspects qui revient ici est aussi le coté géopolitique entre le continent (et Bulikov) et l'ile de Saypur. Finalement en fait, si Saypur est très présent dans la vie des habitant de Bulikov, ils ne dirigent pas vraiment la ville. Ils ont juste un gouverneur et un ambassadeur mais la majorité des décisions sont prises en politique locale. Et c'est vraiment très tendu entre les deux vu la situation globale.  Il y a aussi un gros problème de racisme évident entre les deux peuples qui n'arrivent pas à trouver leur place.

Les personnages ne sont pas en reste. Shara est à la fois un personnage classique mais qui arrive tout de même a sortir du moule. Elle est une descendante du Raj qui a été le conquérant des dieux, le général inventeur de l'arme qui a réussi à les tuer et elle travaille en fait pour le ministère des affaires étrangères de Saypur. Elle est une sorte d’enquêtrice/espionne pour son peuple et du coup elle passe son temps à l'étranger pour le défendre. Ici elle a fort à faire car si elle est toujours très partisane elle n'est pas non plus au point de ne pas comprendre ce qui ne va pas dans sa politique. On la sent partagée sur sa mission, elle est très humaine. Elle doit aussi cacher son identité car elle se doute bien que si les habitants savaient qu'une descendante de l'homme qui a tué leurs dieux était dans la ville, tout exploserait.
D'autant plus qu'elle commence à comprendre qu'on essaye de l’empêcher de retourner chez elle pour des raisons politique et elle cherche donc aussi à savoir pourquoi. 

Elle est accompagnée de Sigurd qui est son assistant. Géant nordique de peu de mot il est vraiment son atout caché car si au premier regard on pourrait penser qu'il n'est que muscle sans cervelle, ce n'est pas du tout vrai. Il a lui aussi un vrai background qu'on explore un peu durant ce tome mais qui a mon avis avancera encore dans les suivants. J'ai beaucoup aimé ce personnage même si il reste très mystérieux.

Il y a bien sur de nombreux autres personnages importants mais j'ai l'impression de trop vous en dire déjà et donc je vais m'arrêter la et vous laisser le plaisir de la découverte.

Nous arrivons enfin au moment ou vous vous posez la question : mais pourquoi malgré toutes ces éloges ce livre n'est-il pas un coup de cœur?
Et bien en fait parce qu'en dehors des secrets du background qui eux m'ont surprise et vraiment interpellés, j'avais deviné depuis longtemps qui était le coupable du meurtre qui est censé être au centre de l'intrigue. C'était cousu de fil blanc pour moi et du coup je râlais un peu du fait que Shara ne semblait pas s'en rendre compte.

Après je comprends bien que ce meurtre n'était qu'une excuse pour nous faire découvrir la ville et le monde et faire évoluer l'intrigue générale de la trilogie qui n'a l'air d'en être qu'a ses tout débuts ici, mais il n’empêche que ça m'a un peu déçue. 

Au final nous avons un monde extrêmement riche et complexe, regorgeant de thèmes passionnants. La partie enquête pure a beau être une déception pour moi il n’empêche que j'ai vraiment apprécié de découvrir le tout et tout ces secrets cachés. Le tout est servi par des personnages intéressants et complexes que j'aurais plaisir à retrouver dans les deux tomes suivants.

16/20