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mercredi 7 mars 2018

Miriam Black, tome 1 : Blackbird de Chuck Wendig






Année de sortie : 2014
Titre original : Blackbirds
Éditeur : Eclipse - Panini
Nombre de pages : 477





Mon avis :

Un livre qui m'a grandement surpris au début, il n'était pas du tout ce que j'en attendais, trop chaotique pour moi, mais que j'ai finalement réussi à apprécier sur la fin.

Quand Miriam Black touche quelqu'un, elle peut voir le moment de sa mort, et en détail. Cela rend ses relations très difficiles. Et le pire la dedans c'est qu'elle ne peut rien y changer. Si elle essaye d'intervenir c'est son action qui va déclencher la mort de la personne en question, en fait sa vision inclue déjà son intervention - ou pas - quand elle la reçoit. 
Du coup elle c'est résignée au fait que le Destin était déjà calculé à l'avance, et a décidé de ne jamais s'attacher à personne et a en profiter. Elle surveille les personnes dont elle sait que la mort est imminente, accidentelle et solitaire pour leur voler leur argent, elle reste en marge de la société. Elle est tout le temps en train d'avancer, voyageant de motel en motel ...

Du coup sa vie se passe sur les routes, toujours en mouvement. En fait on est dans un Road movie car tout se passe quasiment en chemin. Elle fait la rencontre de deux personnes qui vont changer sa vie. D'un coté le chauffeur de poids lourd, Louis, qui la prend en stop et qui dit son nom en mourant, et de l'autre un petit délinquant, Ashley, qui va lui apporter la ruine. 

C'est deux personnages sont vraiment totalement opposés. Autant Louis est le gentil par excellence, qui fait limite naïf et victime ici (même si on s'aperçoit quand même qu'il est bien plus complexe que ça), autant Ashley est dans une spirale de violence et de folie qui ne pourra pas s'arrêter. Et pourtant Miriam décide de s'attacher à Ashley et de rejeter Louis. 

On ne va pas se le cacher, on est dans un des livres d'urban fantasy les plus chaotique et violent que j'ai lu. Ce n'est pas nouveau que le genre peut l'être grandement, j'avais déjà expérimenté ça avec Blood Orange ou Kryna plus récemment, mais c'est vrai qu'en général je m'y attends, alors que la ça n'a pas du tout été le cas.
Mais la ou les deux précédent avaient franchis la barrière entre ce que j'apprécie et ce que je n'apprécie pas, celui ci arrive de par son final à totalement renverser la vapeur et à me donner vraiment envie de voir comment la situation va évoluer dans les tomes suivants.
 
J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal avec Ashley. Il est réaliste, mais justement c'est ça qui m'a le plus effrayé. Non pas que je ne le trouve pas bon dans son rôle, mais au contraire je le trouve trop bon. C'est le genre de personne qu'on n'a pas envie de rencontrer le soir en rentrant même si on sait qu'ils existant, l'incarnation de la peur du chaos qui peut nous tomber dessus alors même qu'on ne lui a rien fait, juste parce que pour lui c'est fun et qu'il rigolera en vous regardant vous débattre pour votre vie. Il est vraiment à moitié fou tout en étant totalement focalisé sur son but qu'il fera tout pour réaliser en prenant le maximum de plaisir en route. 

Miriam est un personnage qui c'est perdu en cours de route. Elle ne vit qu'au jour le jour, elle ne respecte personne, jure à toutes les phrases et la mort est devenu son quotidien. Vu de l’extérieur elle est badass et trash, mais ce n'est qu'une couverture. En fait elle se laisse totalement aller, et même quand le pire lui arrive elle s'en fou totalement. Elle se considère comme une charognarde, qui se repait de la mort des autres et même si maintenant elle s'y est fait, ça ne la réjouit jamais. Elle ne considère pas qu'elle a encore un avenir, elle est vraiment au fond du trou. Mais pas dans le sens qu'elle est en dépression, non, vu qu'elle continue à se battre pour survivre, mais au fond elle le fait plus pour la forme que parce que ça lui importe beaucoup. Elle a compris que le Destin était déjà joué et qu'elle ne pouvait rien y changer.

J'ai trouvé son personnage très réaliste, elle est bourrée de failles ce qui la rend très humaine. Elle est aussi complexe parce qu'on sent derrière tout ça qu'elle a aussi un coté très gentil mais que celui ci c'est fait battre à plate couture par le destin et se tapit dans un coin sombre depuis.

J'avoue que j'ai vraiment eu du mal au début. Le récit est très chaotique, il n'est pas raconté linéairement, et les personnages ne donnent pas forcement envie de les apprécier au premier abord. Mais finalement je ne regrette pas d'avoir persévéré car j'ai grandement apprécié la fin.

On est donc dans un roman qui raconte la descente en enfer d'une femme seule contre le Destin. On n'est pas dans un conte de fée mais l'espoir existe tout de même un peu et prendra un tour que Miriam n'attendait pas du tout, et en tout cas plus depuis longtemps.
Du coup je suis vraiment très curieuse de voir comment la situation peut évoluer vis à vis des personnages.

15/20
D'autres avis sur ce tome : Zina (les pipelettes en parlent), Blackwolf (Blog-O-Livre),

vendredi 17 novembre 2017

Infinity Blade de Brandon Sanderson






Année de sortie : 2014
Éditeur : Panini
Nombre de pages : 480
Genre : Fantasy - Science-Fiction





Mon avis

Ce livre est en fait une intégrale de 2 Novella d'environ 200 pages basé sur des jeux vidéos du même nom.
N'ayant jamais joué ni même entendu parler de ces jeux, je ne pourrais évidemment pas comparer les deux ni vous donner des informations à leur sujet.

La première histoire se déroule entre le premier jeu et le second, et la seconde après le second jeu. Et si on peut parfaitement lire la première sans rien connaitre au jeu, il faut mieux cependant se renseigner car la seconde commence directement à la fin du second jeu. (Pour ma part j'ai trouvé l'explication dans les chroniques des lecteurs sur goodreads)
J'ai trouvé l'univers assez original avec ce monde post apocalyptique ou la technologie est devenue de la magie et ou certaines personnes sont devenus des immortels grâce à elle et s'en servent pour régner sur les autres humains.
Les deux histoires sont vraiment très différentes et je vais donc vous les chroniquer indépendamment.

La première Novella, L’Éveil nous introduit l'univers. Nous suivons Siris, un jeune homme qu'on a caché et entrainé toute sa vie dans le but d'essayer de combattre le Dieu Roi, qui règne sur les terre de main de maitre, pour libérer son peuple. C'est une sorte de mission sacrée pour sa famille qui envoie un jeune homme à chaque génération depuis des centaines d'années pour tenter le coup.

Mais voila il se trouve que Siris pour la première fois a réussi son coup, il l'a vaincu et récupéré son épée sacrée l'Infinity Blade. Pensant être libéré de sa charge Siris reviens à son village mais loin d'être bien accueilli les villageois prennent peur des représailles et le bannissent de leur terres.

C'est la le commencement de son histoire en fait car il va devoir survivre dans ce monde ou maintenant il est dans la cours des grands. Tout le monde sait qu'il a vaincu le Dieu Roi, et grâce à une jeune femme rencontrée en chemin il fini par trouver un but : partir à la recherche du Forgeron des Secrets, un être mystique qui aurait forgé l'Infinity Blade ...

C'est difficile de faire un résumé de cette histoire parce qu'en fait on ne suis pas que le point de vue de Siris et donc en tant que lecteur on a connaissance de bien d'autres fait qui viennent compléter le tableau et le rendent bien plus intéressant en terme de suspense.
En gros toute cette histoire est en fait l'introduction au monde.

Au début Siris est un homme naïf au possible, et c'est logique vu qu'il ne connait rien au monde, il découvre donc petit à petit ce qu'il se passe vraiment derrière et c'est la que ça devient intéressant. Le monde aussi semble assez simple et c'était un plaisir de le voir s'épaissir au fur et à mesure.
Ce tome pourrait limite se résumé en un voyage dans un mon post apocalyptique fantasy du coup c'est vrai que ce n'est pas un texte regorgeant d'action mais plus sur l'ambiance et le mystère.

J'ai bien aimé cette découverte, on sent bien qu'il y a bien plus de choses au delà, surement dans les jeux eux même mais c'est tout à fait lisible indépendamment. Il nous donne assurément envie d'en savoir plus.

La seconde Novella, Rédemption, continue l'histoire tout en nous donnant un tout nouveau background à l'univers. Par conte pour celle ci il faut mieux avoir joué au second jeu vidéo pour comprendre car on n'a aucune explication sur le point de départ qui est en fait l'histoire du jeu.
Pour ceux qui n'y ont pas joué c'est donc un départ vraiment bizarre mais qu'on comprends quand même vu que la situation concerne des personnages qu'on connaissait déjà.
Ce point ne m'a pas vraiment dérangé, mais c'est vrai qu'on aurait vraiment apprécié d'avoir un synopsis du jeu pour comprendre vraiment pourquoi cette histoire commence de cette façon !

Malgré tout j'avoue que j'ai tout de même préféré cette novella à la première. C'est surtout du au fait qu'on a plein d'explications sur le background du monde et sur les différents personnages. En fait on s'aperçoit qu'on n'avait vraiment qu’effleuré  jusqu'ici. Du coup on est ici totalement plus dans de la science-fiction, le coté fantasy du début ayant totalement disparu.

On entre enfin dans le vif du sujet et cette fois ci l'action ne manque pas. 
J'ai bien aimé l’ambiguïté des personnages, même Siris est lui même on peut difficilement le qualifier de "gentil".

J'ai vraiment bien aimé le fait qu'on découvre le monde couche après couche et pour une fois j'ai vraiment bien aimé les flash back. En fait je pense que pour une personne curieuse comme moi ce genre d'intrigue marche à merveille. Du coup je me suis prise au jeu (haha, jeu de mot xD) et je voulais vraiment en savoir plus tout au long de l'histoire.


Au final je dirais que si ces histoires peuvent être lu indépendamment du jeu (partiellement pour la seconde), ce n'est évidemment pas fait pour à la base. Il manque donc surement pas mal de points que je n'ai pas vraiment pu comprendre du au fait que je n'y ai jamais joué.
Néanmoins j'ai bien aimé ma lecture et ma découverte. Et je dois dire que j'aurais bien aimé jouer aux jeu maintenant que je connais l'univers !

16/20

mercredi 18 janvier 2017

Matthew Swift, tome 1 : La Folie des Anges de Kate Griffin

Kate Griffin est le pseudonyme de l'auteur Catherine Webb qui écrit aussi sous le nom de Claire North (Les quinze premières vies d'Harry August)



Titre Original : A madness of angels
Année de sortie : 2011
Éditeurs : Eclipse - Panini
Nombre de pages : 636




Résumé :

Matthew Swift est l’apprenti du puissant sorcier Robert James Bakker. Il est aussi présumé mort, tué par un mystérieux attaquant. Mais deux ans plus tard, ce jour n’est pas un jour comme les autres, c’est le jour où il revient à la vie.
Il s’éveille dans son lit, dans sa maison. Sauf que ce n’est plus son lit, ce n’est plus sa maison. Il s’éveille avec des yeux bleu électrique, et avec des pouvoirs bien supérieurs à ce qu’il maîtrisait auparavant, partageant son corps avec un ange électrique.
Mais Matthew Swift n’est pas intéressé par les raisons de son retour, mais plutôt par sa vengeance. La vengeance contre son tueur et ceux qui l’ont envoyé.
Mon avis :

Un premier tome très original que j'ai vraiment adoré !

 Lu quelque part : Une version Urban fantasy de Kill Bill.
Et c'est vrai que finalement c'est assez ressemblant, c'est exactement le même genre d'histoire, ou on ne connais que le désir de vengeance du héros et ou on en apprends plus sur ce qu'il c'est vraiment passé et qui est le coupable petit à petit.

En fait c'est vraiment de la fantasy urbaine au sens littéral, ou les magiciens puisent leurs pouvoir de la ville elle même, Londres. Des mythes et légendes, des souvenirs laissés par les gens dans les lignes téléphoniques, des objets oubliés dans le métro, des graffitis se crée un pouvoir et certaines sources sont tellement fortes qu'elles crée la vie, une vie magique, avec par exemple "la Mendiante" qui est l'esprit de tous les sans abris. Se sont les esprits des lieux urbains, créés par le nombre de vie dans une même situation. La vie crée de la magie en quelque sorte et l'accumulation renforce son pouvoir.

C'est vraiment un des univers les plus originaux que je n'ai jamais lu et j'ai trouvé ça génial. Un vrai sentiment de merveilleux, mais de merveilleux par rapport à quelque chose qu'on a tendance à ne pas aimer, nous citadins. Qui verrait de la magie dans une flaque d'eau salle ou sur une voie ferrée polluée et pleine de détritus? C'est la le génie de ce livre, arrive à nous faire ressentir tout ça.

Un autre originalité du récit vient du fait que le protagoniste principal .. est multiple. Il est certes revenu d'entre les morts, mais il est changé, il n'est plus lui même. D'ailleurs quand il parle il s'oublie souvent et il passe du Je au Nous en plein milieu des phrases. Et c'est assez perturbant, un peu comme si il était schizophrène, on ne sait pas vraiment ce qu'il se passe avant au moins la moitié du livre.
  J’ai appuyé le front contre le verre froid, luttant contre la terreur soudaine qui menaçait de nous faire tomber à la renverse. Il fallait continuer à respirer, continuer à bouger. Rien d’autre ne comptait. Courir assez vite et assez longtemps et, peut-être, en passant, trouver un plan. Mais ça ne servirait à rien en étant déjà mort.

Mes jambes ont pris le relais de mon cerveau et m’ont entraîné hors de la pièce. Mes doigts ont doucement tiré la porte et j’ai cligné des yeux sous la lumière épouvantable de l’ampoule de cent watts du couloir. La moquette était neuve et épaisse, la rampe d’escalier polie, mais ce qui a attiré notre attention, c’était le tableau sur le mur, une reproduction d’un Picasso que j’avais acquis pour cinq livres, tout en couleurs étranges et proportions troublantes, j’avais l’impression que cela remontait à une éternité. Il se trouvait à l’emplacement précis où je l’avais accroché. Je me suis presque senti froissé. Nous étions fascinés : une explosion créative, un miracle visuel dans toute sa splendeur, devant nous, pour le même prix qu’un plat du jour dans un restaurant thaï. Est-ce que tout était comme ça ? J’avais du mal à me le rappeler.

Il est aussi étonnamment naïf, bon c'est expliqué et logique je vous rassure, mais il y a une colère limite d'enfant dans cette vengeance qu'il poursuit tout du long, avec un coté très manichéen, d'un coté ceux qui sont coupable et dont il faut se venger ... et de l'autre tous les autres, pas de bons dans cette histoire, des alliés, temporaires, et si il faut s'allier avec le diable, il le ferra.
Cela donne un sentiment de décalage, j'ai eu un peu de mal à s'attacher à lui finalement. Mais pas dans le mauvais sens non plus, c'est à dire qu'il exerçait plus de la fascination qu'une identification quoi.
Ce livre m'a vraiment sorti de mon quotidien, j'avais une sorte de recul tout en étant vraiment totalement prise dans l'univers.

Le style est vraiment bon, rien à dire la dessus, l'auteur arrive a nous faire ressentir la poésie urbaine. J'ai vu ce livre comparé à du Neil Gaiman, et si je dois dire que cet auteur n'a pas encore réussi à me réussir je trouve la comparaison intéressante.
En fait il y a quand même pas mal de descriptions, c'est vraiment fouillé, on ne passe pas les événements en une ligne, non. C'est assez dense et travaillé.
Ça n’aurait pas dû se passer ainsi.
Trop laborieux, ce réveil, le sol chaud sous mes doigts, un tapis qui gratte, épais, la peau qui me démange, un véritable assaut de fourmis affamées ; trop longtemps privé de sensations, faible, les jambes d’un nourrisson. J’ai ordonné à mes orteils de remuer, et mes orteils ont remué ; après un tel effort, tout mon corps a frissonné. J’ai ordonné à mes yeux de cligner, et mes yeux m’ont fait l’effet de deux caramels mous, collants, lourds, refoulés par mes paupières qui menaient une garde inflexible. J’avais l’impression d’essayer de soulever des haltères avant un marathon.

Après je dirais quand même que ce n'est pas un récit facile. On est longtemps perdu dans l'univers, aussi perdu que le héros en fait, ou même plus que lui. On n'apprends pas la magie, on n'a que très peu d'explications, elle est juste disponible pour notre héros qui sait en fait usage et qui l'utilise quand c'est nécessaire. Mais jamais il ne nous prévient avant ou nous explique ce qu'il est en train de faire, ça reste très mystérieux.
De même pour la situation, on la devine petit à petit quand les événements arrivent, c'est la que le parallèle avec Kill Bill est bien trouvé parce qu'on ne fais que suivre le personnage dans sa vengeance sans avoir vraiment idée de ce qui se passe vraiment (ou ce qui c'est passé).
C'est assez brut et sanglant aussi, ici il ne faut pas non plus trop s'attacher aux personnages, car des morts ça ne manquent pas. C'est noir et sombre, on est vraiment dans les bas fond de la ville.

Au final je dirais que ce livre est une énorme découverte, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de récit et du coup j'ai mis énormément de temps à le lire, je l'ai vraiment savouré.
Un livre que je suis vraiment heureuse d'avoir lu.

Pour ceux qui hériteraient à se lancer je rajouterais que ce live se lit totalement comme un one-shot, il a une vrai fin et seule l'envie d'en savoir plus sur ce personnage et l'attachement à l'univers nous poussent vers la suite qui n'existe malheureusement qu'en anglais.

17/20

mercredi 15 juin 2016

Jane Yellowrock, tome 3 : La Lame de Miséricorde de Faith Hunter






Titre Original : Mercy Blade
Date de sortie :  2011
Éditeurs : Eclipse - Panini books - Roc
Nombre de pages : 448




Résumé

Et ça chauffe à la Nouvelle-Orléans. Les garous ont révélé leur existence au monde, et ont ravivé les tensions de longue date qui les opposent à leurs vieux ennemis : les vampires. En tant qu’employée de confiance de Léo Pellissier, le maître de sang de la ville, Jane se retrouve prise entre deux feux.

Lorsqu’elle est attaquée par une meute de loups-garous en maraude, Jane est reconnaissante de recevoir l’aide d’un étranger mystérieux, répondant au nom de Girrard. Il lui explique alors qu’il a été la « Lame de Miséricorde » de Léo, une fonction sacrée qui lui donnait la charge de tuer les vampires devenus fous. Ce que Jane ignore est la raison pour laquelle le puissant assassin a quitté la ville et, plus troublant encore, la cause de son retour. Et ce n’est définitivement pas pour rendre la vie de Jane plus facile...

Avis de Lianne

Cette série est définitivement une de mes préférée.
Ce tome la est vraiment une suite directe des précédents, il introduit certes une nouveauté avec l'arrivée des Garous mais en fait tout est lié.
J'ai adoré l'idée que dans cette série tous les surnaturels ne sont pas brillants ou "gentils", ils ont tous leur coté sombre, même Jane. Les vampires me fichent la trouille la plupart du temps, ils sont loin d'être des personnes sur qui on peut compter, il faut toujours être sur ses garde en leur présence, surveiller ses paroles et ses actes. Les garous ne sont pas en reste, ils sont même pire car ils n'obéissent quasiment a aucun règle, et ils vont très loin pour arriver à leurs fins. J'ai vraiment ressentit de la tension tout au long de ce tome.

J'adore toujours autant la relation de Jane et de sa bête, leurs conversations sont intelligentes et souvent marrantes, elles apportent de la légèreté a l'ensemble. Mais sa relation avec les vampires et leurs façon de toujours vouloir avoir toutes les données en main met en péril son secret. Jusqu'ici elle arrive tant bien que mal à le conserver mais on sent qu'ils ne sont pas loin de la vérité et qu'elle finira par éclater à un moment ou a un autre.
Bon si y a un point que je reproche quand même à cette série c'est le fait que Jane est de temps en temps obnubilée par la religion, elle est vraiment croyante. Bon ça n'arrive pas vraiment souvent ce qui fait qu'on peut passer la dessus mais j'avoue que j'ai tendance à passer rapidement ces passages la qui ne m’intéressent vraiment pas.

Au niveau de l'intrigue on est vraiment dans un épisode lié aux précédents, et c'est encore un bon point pour cette série qui arrive à vraiment donner une profondeur et un passé à son monde, l'intrigue se complexifie au fur et à mesure qu'on en apprend plus. C'est un point que j'adorais dans une autre série d'Urban que j'adore, les Dresden mais qui arrive bien plus tard, dans celle ci les liens forts entre tous les éléments débarquent dés ce tome ci et ce n'est visiblement pas fini.
Le scénario est vraiment complexe, on a plusieurs intrigues liées entre elles et on met du temps à en démêler les bouts. C'est très intéressant, un vrai puzzle en fait, ce qui fait qu'au final le tome est dense pour de l'urban fantasy ! Le rythme est toujours aussi endiablé, comme dans les précédents tomes, rien n'est simple d’accès ni ce qu'il semble être au premier abord, le livre déborde de tours et détours pour habilement nous cacher la vérité.

En résumé : Encore un volume réussi pour cette série que j'aime décidément toujours autant, un tome riche et complexe, avec une héroïne double toujours aussi intéressante. Ce tome arrive à nous apporter de la nouveauté tout en nous approfondissant l'univers et le passé, le tout dans une intrigue qui va a un rythme endiablé et qui regorge de retournements de situations.
Dommage que la traduction s'arrête au 4ième tome pour l'instant, j'espère que quelqu'un lui redonnera sa chance !

17/20