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mercredi 13 mars 2019

Avis en Vrac #60 : Mercedes Lackey, Harry Connolly, Olivier Gay et Sonya Bateman

Comme les précédents, cet avis en vrac regroupe des avis courts que j'ai d'abord publié sur ma page facebook avant de vous les regrouper ici quand il y en a suffisamment.



La Trilogie des flèches, tome 2 : L'envol de la flèche
de Mercedes Lackey
Années de sortie : 1999 VF, 2008 cette édition, 1987 VO
Éditeur : Milady - Bragelonne
Nombre de pages : 281
Genre : Fantasy

 Talia est enfin sur le point de devenir un Heraut ! Elle se prépare à partir dans sa première grande tournée au coté de son compagnon cheval et de son mentor.
Mais ses pouvoirs commencent à changer, elle ne comprend plus rien et commencer à perdre le contrôle ...

Dans l'ensemble mon coté nostalgique de la fantasy d'avant me dire que j'ai bien apprécié ma lecture, mais il faut reconnaître qu'il n'a pas que des qualités quand on le prend avec du recul.

Pour moi le principal défaut est qu'on est sur un tome totalement intermédiaire. On a l'impression qu'il n'a été mis la que pour fabriquer artificiellement une trilogie alors qu'on aurait pu résumer ce qu'il s'y passe en 30 pages soit dans le précédent, soit dans le suivant.

Concrètement il n'y a pas vraiment d'intrigue, on est sur un livre de style "tranche de vie". Tout le tome n'est basé que sur les changements dans l’héroïne et sa première tournée en tant que Héraut.

Ceci dit ce n'est pas non plus un énorme défaut si on sait déjà à quel type de fantasy s'attendre avant de l'ouvrir. Le personnage est hyper attachant, et le monde bien construit. Certes on est sur de la fantasy clairement adaptée à un public assez jeune (on appellerait ça YA ou jeunesse de nos jours quoi) mais le tout est bien écrit et passe tout seul.

A noter que je trouve bien pour son époque (il ne faut pas oublier qu'il date des années 80, ce qui rend la chose assez rare mine de rien) c'est le fait qu'on décrive une jeune femme faisant ses premières expériences sentimentales et sexuelles sans la mettre dans le carcan qu'on voit souvent en fantasy à savoir : relation durable, mariage ... Et tout le monde trouve ça normal !
Et ça c'est cool, on peut envisager les relations temporaires, celles juste pour se faire du bien sans chercher à plus.

15/20





Twenty Palace Society, tome 1 : Les enfants du feu
de Harry Connolly
Années de sortie : 2011 VF, 2009 VO
Éditeur : Eclipse - Del Rey
Nombre de pages : 357
Genre : Urban Fantasy


Ray Lilly est le nouveau chauffeur de Annalise Powliss, membre de la Twenty Palace Society.
Celle ci est chargée de faire régner l'ordre et empêcher le profanes d'utiliser la magie.

En effet quand ceux ci le font il se connectent en fait à un univers parallèle peuplé de prédateurs voraces (des démons si on veut) qui ne demandent qu'à faire des pactes avec des humains en échange de "nourriture".
Le problème c'est que cette nourriture est quasiment toujours des humains et que si on le laisse faire un prédateur pourrait anéantir la terre entière sans que personne puisse faire quoi que se soit contre lui.

Annalise est donc chargée d'éliminer toutes les données concernant la magie, notamment les livres de sorts.

Ray sait qu'il n'a plus beaucoup de temps à vivre parce qu'il était justement l'un de ces utilisateurs illicites de magie et il ne doit sa vie sauve qu'au fait qu'il n'a pas invoqué de créature (malgré le fait que sa participation ai coûte la vie à la meilleur amie d'Annalise).

On est dans un univers très sombre, à l'ambiance bien plus proche du fantastique et de l'horreur que de la fantasy.

Annalise et Ray sont chargés d'enquêter dans une petite ville étrange ou il se passe toute sorte de choses bizarre. En effet les enfants disparaissent petit à petit dans des flammes, et personne ne semble remarquer leur disparition, comme si ils n'avaient jamais exister ...
Les soupçons se tournent assez rapidement vers une entreprise locale, celle qui a créé la ville et qui a une façon très bizarre de marcher malgré la crise, ainsi que sur le shérif qui a de gros problèmes avec des loups ...

En fait le point qui peut déstabiliser dans cette lecture (en dehors du fait que seul le premier tome a été traduit) est le fait qu'on a l'impression d'arriver au milieu de l'intrigue.
On ne fini par avoir des informations qu'au compte goutte sur leur passé, sur pourquoi Ray se sent si coupable ou pourquoi Annalise semble le détester et le mettre tout le temps en danger.

En plus dans l'ensemble, vu la fin, je dirais que ce tome ci était vraiment l'introduction du monde pour la suite. Bien qu'il puisse plus ou moins se lire indépendamment il y a tout de même un sentiment d'inachevé sur la fin.

Mais j'ai quand même bien apprécié cette lecture. Ça change de mes habitudes en fait. J'ai hâte de connaitre la suite !

16/20





Les mannequins ne sont pas des filles modèles
de Olivier Gay
Années de sortie : 2013 VF, 2014 cette édition
Éditeur : Editions du Masque
Nombre de pages : 354
Genre : Policier


J'ai moins apprécié ce tome par rapport au premier, même si il était tout aussi fun et déjanté.

Le nouvelle copine de Moussah, l'ami de Fitz est une mannequin qui rêve de gloire. Mais alors qu'elle participe au plus grand concours de sa carrière, elle disparaît mystérieusement.
Stress? Enlèvement? Evidemment Fitz et sa bande ne peuvent décidément pas laisser passer ça ...

En fait mon principal reproche a été le fait qu'il n'y ai pas vraiment d'enquête. Tout le roman n'est qu'une succession de moments ou ils cherchent, puis ils arrêtent, puis ils reprennent, sans rien trouver ... avant la toute fin.

A la fin j'avais l'impression que l'enquête avait à peine avancé et j'attendais une avancée. Du coup j'ai été un peu déçue.

Mais ceci dit, l'ambiance est toujours aussi sympa, avec ce groupe de losers au grands cœurs qui essayent de faire bien en ne réussissant rien.
Et la fin est vraiment bien trouvée ! Je n'aurais jamais pu imaginer ça, ça c'est sur.

Au final j'ai tout de même bien apprécié ma lecture malgré tout, et je lirais la suite.

15/20





The DeathSpeaker Codex, book 4: Return of the Hunters
de Sonya Bateman
Année de sortie : 2016
Éditeur : CreateSpace
Nombre de pages : 192
Genre : Urban Fantasy

Dans ce tome Gideon se retrouve obligé d'aider les Duchenes, qui sont ses colocataires / amis.
Ceux ci on été contraints il y a bien longtemps de se mettre au service d'un très puissant surnaturel qui depuis les oblige à répondre à ses appels et à faire ce qu'il leur dit, tel des esclaves.

Ce tome m'a vraiment fait traverser de fortes émotions, de la tristesse à la colère, en passant par le dégoût. La situation dans laquelle sont les Duchenes est vraiment tellement injuste qu'on ne peux pas s'empêcher de les plaindre, même si c'est vrai qu'ils n'ont pas vraiment utilisé une bonne méthode pour forcer Gideon à les aider.

Ceci dit, on les pardonne, vu qu'ils n'avaient vraiment pas d'autres choix.

Dans l'ensemble ce tome change un peu des tome précédents et pour ça j'ai trouvé que c'était un bon apport. On découvre de nouveaux surnaturels qui prennent ici une forme un peu originale.

Par contre je dirais que le seul point négatif est qu'à force d'additionner des bouts d'intrigues sur plusieurs sujets en même temps, on fini par ne pas s'y arrêter assez suffisamment vu la taille des livres.
Ici ce tome en plus de l'intrigue principale des Duchenes, traitait du passé de Gideon, de son ancienne famille, et du problème en faërie, ce qui faisait trop pour 200 pages.

Du coup c'est un peu le même reproche que pour le précédent, pour moi tout allait un peu trop vite, était un peu trop expédié rapidement.

Mais sinon j'ai passé un bon moment, et je lirais la suite avec plaisir.

15.5/20

vendredi 10 novembre 2017

Meurtres en majuscules de Sophie Hannah





Titre original : The Monogram Murders
Série : Les nouvelles enquêtes d'Hercule Poirot
Année de sortie : 397
Éditeur : Éditions du Masque
Nombre de pages : 352
Genre : Policier




Résumé

Et dire que Hercule Poirot voulait prendre des vacances pour reposer ses petites cellules grises en surchauffe ! Pour cela, au lieu de prendre le large, il choisit de se réfugier incognito dans une pension londonienne. Et voici que l’aventure frappe à sa porte, alors qu’il souhaitait se mettre au vert.
Trois cadavres, le même jour, dans le même hôtel, dans trois chambres différentes, assassinés de la même façon et retrouvés avec un bouton de manchette dans la bouche ! C'est trop tentant pour Hercule Poirot, qui s'immisce joyeusement dans l'enquête de l'inspecteur Catchpool... à la grande joie de ce dernier.

Mon avis

Une lecture très agréable.

Bon, on n'est pas du niveau des meilleurs Agatha Christie parce que de toute façon le fait d'introduire un nouveau personnage comme narrateur change tout au ton de la série.
Mais pour moi c'est tout de même réussi parce que l'ambiance à réussi à me faire voyager dans le temps et à me rappeler avec nostalgie l'époque ou je dévorais les livres de la grande dame.

J'ai apprécié en fait que le ton soit différent. Ça donne l'impression que l'auteur ne cherche pas à juste copier Agatha Christie, mais à raconter de nouvelles enquêtes à sa sauce. 
On a vraiment tous les éléments d'un bon mystère. On se pose plein de questions, les idées fusent dans tous les sens et l'intrigue est suffisamment complexe pour nous tenir jusqu'au bout.

Pour ce qui est du personnage que nous introduit Sophie Hannah, il s'agit de l'inspecteur Catchpool. C'est un tout jeune inspecteur, à la fois plein de certitudes bien encrées sur ce qui est bien ou pas, pas du tout sur de lui au niveau de l'enquête car il est totalement perdu. Il a quand même de bonnes idées de temps en temps. Il est très porté sur les bonnes manières et pour lui c'est même plus important que tout.
Du coup aussi on a sa vision de Poirot, ce n'est pas forcement exactement l'image qu'on pouvait en avoir nous auparavant. Par exemple il est assez souvent énervé par le pointillisme de Poirot, et il est du genre bavard ce qui fait qu'il y a aussi beaucoup de dialogues. Par exemple ils se disputent pendant des pages sur l’intérêt ou pas de tel ou tel indice et sur toutes les possibilités que ça implique.

Le différence du coup c'est qu'on a plus l'impression d'avancer et d'être actif dans l'enquête que dans les livres originaux ou on finissait la plupart du temps à attendre les conclusions de Poirot parce qu'on était totalement perdu et qu'on n'avait aucune idée de la solution. 

Bon après tout n'est pas parfait. Déjà ça m'a un peu énervé que Catchpool mette toujours les interrogations de Poirot en doute, comme si il avait la science infuse. Bon après c'est à maitre sur l'assurance de la jeunesse, d'ailleurs on le voit un peu évoluer au fur et à mesure qu'il se rend compte qu'il a tort. Et ensuite le rythme de l'enquête était différent d'un Agatha Christie. Dans le sens déjà ou on prends le crime déjà commis dés le tout début. On n'a pas toute la présentation des personnages qu'on avait l'habitude de voir, et ça change pas mal de choses finalement. 
J'ai aussi été un chouilla déçue par la toute fin, j'avais un peu envie de dire "tout ça pour ça". Mais bon je n'avais pas deviné la fin donc c'est déjà pas mal.

Un lecture plaisante, qui m'a fait passer un bon moment mais pas sans défauts pour ce premier tome. Je suis quand même optimiste pour la suite et je suis sure que l'auteur saura tirer son épingle du jeu pour les suivants.

16/20