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dimanche 12 janvier 2020

Sun Eater, book 2: Howling Dark de Christopher Ruocchio

Daw, 688 pages, 2019, Science-fiction


Un excellent second tome, qui fait bien évoluer le personnage principal.

Pour rappeler et compléter ce que j'avais déjà dit sur l'univers dans la chronique du premier tome : Empire of Silence, ou L'Empire du silence vu qu'il est prévu en VF pour mars 2020

Ici nous suivons Hadrian Marlowe, un homme qui est à la fois célébré comme un héros, car il a détruit dans les flammes l'antique ennemis des humains, les aliens carnivores Cielcin contre lesquels ils étaient en guerre depuis des siècles, et considéré comme un monstre car il a anéantit un soleil entier, tuant d'un coup 4 milliards de personnes, dont l'empereur lui même.

Mais Hadrian n'est qu'un homme. Il a du faire des choix dans des situations tragiques. Il décide donc de raconter son histoire pour que le futur distingue l'homme de la figure historique. 

On est dans un monde ou des Ai super développées ont faillit détruire l'humanité alors qu'elle était au début de son ère de colonisation spatiale.
L'empire Sollan c'est formé à ce moment la et après bien des échecs a enfin réussi à repousser les AI et à reprendre le contrôle des terres.

Depuis, dans l'empire, toute technologie plus évoluée que de la simple mécanique est quasiment proscrite. Sauf pour ce qui est du transport qui lui est réservé à l'élite et très fortement contrôlé. Il y a aussi des exceptions faites pour l'armée.

L'élite est aussi la seule à avoir accès à la génétique, et depuis des siècles ils se sont améliorés de telle sorte qu'ils ne ressemblent plus vraiment aux humains de la plèbe. Ils vivent pas loin d'un millénaire pour ceux les plus proches génétiquement de l'empereur, sont bien plus grands (ils atteignent facilement les 8-9 pieds - 2m50 pour certains), n'ont quasiment jamais de cancer et se régénèrent plus rapidement que les autres.

D'ailleurs le narrateur du livre a 1500 ans quand il commence ses chroniques, et il fait une tête de plus que ses amis plébiens qui l'accompagnent. Les officiers plébiens de l'Empire Sollan dans l'armée atteignent les 300-400 ans en général quand ils ne font pas parti de l'élite qui peut aller bien plus loin (on les fait augmenter aussi quand ils deviennent utiles).

Ils sont tous contrôlé par un clergé qui a la mainmise dans tout et qui n'hésite pas à qualifier d'hérétique toute technologie ou abus de génétique. Et ils ne font aucune exception.

Comme je le disais donc dans ma chronique du premier tome, on a un monde très contrasté. La plèbe vit quasiment dans un monde antique, avec juste un minimum d'électricité pour les lumières, alors que l'élite de l'empire peut se balader de monde en monde a bord de vaisseaux limite supraluminiques.

Il n'y a pas que l'Empire Sollan dans l'univers, même si celui ci contrôle quand même la grosse majorité des mondes.
Ils sont alliés à d'autres peuples, en paix, même si ceux ci autorisent souvent bien plus de technologie qu'eux.

****

Dans le premier tome on suivait la jeunesse de notre héros (Hadrian) qui après s'être enfuit de chez lui pour ne pas être obligé de devenir inquisiteur dans l'église, survit dans la rue et devient champion d'arène (Gladiateur).

Dans ce tome ci il est devenu le "chef" d'une bande de mercenaires au service de l'empire. Tout ceci est en fait une farce, une façade pour les envoyer dans une mission secrète : essayer de communiquer avec les Cielcin, les extraterrestres prédateurs qui attaquent sans cesse les colonies humaines dans une partie de la galaxie. avec qui L'empire Sollan (et ses alliés) sont en guerre depuis 400 ans.

En effet une occasion unique se présente : Hadrian et ses amis ont réussi à faire prisonnier un des prêtres Cielcin, un gardien de leurs mémoires, qui sont normalement très protégés et dont aucun humain n'avait jamais eu de contact avec avant.
Ils comptent utiliser leur otage pour entamer des négociations de paix avec au moins un des Clans Cielcin. (et pour en profiter pour en apprendre plus sur les Cielcin, notamment leur langue)

Mais pour cela il faut arriver à trouver un intermédiaire qui pourrait avoir déjà des contacts (par exemple commerciaux) avec les Cielcin vu qu'il n'y a aucune forme de communication entre les deux peuples à l'heure actuelle.

Pour cela ils n'ont qu'un nom comme indice : Vorgossos.
Une planète aux mains des Extrasolarians, les indépendants ne faisant parti d'aucun empire ou monde et qui vivent dans les lieux les plus reculés et inaccessibles de la galaxie.

Hadrians et ses faux mercenaires ont déjà passé 50 ans à la poursuite de Vorgossos quand commence ce second tome et le moral des troupes n'est plus au top devant cette quête qui semble s'éterniser et ne jamais porter ses fruits ...
Pendant ce temps les Cielcin ont décimé des milliers de colonies humaines et des billions de vies ont été perdues.

Une dissension forte commence à se faire sentir entre Hadrian qui voudrait persévérer indice par indice, et le vrai commandant de ses faux mercenaire qui lui ne souhaiterait que retourner auprès des troupes pour combattre leur ennemi en face ...

C'est ainsi que commence ce second tome.

****

Dans ce tome on va donc explorer certains cotés non Sollan de la galaxie. Et mon dieu ce que ça peut être différent. En dehors de l'empire il n'y a aucune restriction technologique. Il n'est donc pas rare de trouver des humain-driades verts par exemple, fait pour survivre grâce à la lumière sans avoir à manger ou des hommes-machines dont seul le cerveau est encore organique (et encore).

En fait la seule chose qui est encore plus ou moins taboue c'est les AI. Tout le monde a encore peur des "meriicanis" (qui vient surement de "Américains"), les AI folles qui ont tenté de conquérir les humains en les "habitants" (en gros des ordinateurs organiques).

Dans ce tome on explore le monde bien plus en détail, et le fait d'avoir des avis extérieurs sur l'empire et ce qu'il s'y passe est éclairant sur certains points.

Le personnage principal est un idéaliste, il voudrait que tout puisse se terminer dans la paix, contrairement à ce que croient son empire et tout les humains plus ou moins. A-t-il raison? Je ne vous le dévoilerais pas mais un début de réponse nous est offert dans ce tome, du moins pour Hadrian et ses convictions. 

J'ai bien aimé aussi le fait que le héros commence en étant totalement anti-technologie. Il en a une peur panique qui lui a été inculquée depuis l'enfance et du coup il devra vraiment se secouer pour accepter la réalité qu'il va découvrir ici.
D'ailleurs des fois ses décisions sont un peu incompréhensibles pour le lecteur. Mais c'est fait exprès si j'ose dire.
Hadrian n'est pas parfait. Loin de la. Il fait même pas mal d’erreurs durant sa quête. Certaines qu'il va regretter, et d'autres qui vont l'amener contre tout attente bien plus loin qu'il imaginait.
Même le narrateur, lui même dans le futur, le reconnait.
C'est un héros qui arrive avec une vision biaisée de la réalité, et qui devra lutter contre ses propres convictions avant de pouvoir évoluer et continuer sa vie.


Dans l'ensemble on est sur de la science-fiction d'aventure grand spectacle.
On voyage dans de nombreux lieux, tous grandioses à leur façon. J'ai pris grand plaisir à les imaginer, colorés ou sombres, magnifiques ou hideux ...

Les événements s'enchaînent à un bon rythme, et pourtant on pourrait presque dire qu'à certains moment le rythme est assez lent. J'ai bien ressenti le temps passer pour le héros. Tout ne se résout pas dans la minute, on n'est pas dans un livre d'action, et longues sont les attentes à certains moments.
Mais c'est tant mieux car ça montre que j'étais bien immergée dans le récit.

J'ai tout autant apprécié ce tome que le précédent. D'autant plus qu'on a l'impression de se rapprocher de l'objectif final du récit, vu qu'il concerne aussi les Cielcin. 


Une excellente lecture, l'attente va être longue pour le tome suivant !

17/20


Autres avis sur ce tome : Apophis, ...
Mon avis sur le tome précédent : Empire of Silence,

vendredi 15 novembre 2019

Sholan Alliance, book 1: Turning Point de Lisanne Norman

Daw Books, 272 pages, 1993, Science-fiction


De temps en temps j'aime bien piocher dans de la SF rétro oubliée ou peu connue, histoire de changer. Celle ci sera surement totalement inconnue à la très grande majorité d'entre vous vu que ni la série ni même aucun des romans de l'autrice n'ont été traduits.
 
Il s'agit d'un space opera typique de la production des années 90, plein d'aventures et un coté "pouvoirs", à la Star Wars. Au final pour de la SF pas prise de tête et ou on ne recherche pas de thèmes d'actualité, c'est sans doute mon sous-genre de SF préférée.

On suit une colonie récente humaine sur une planète éloignée de tout et sans contact avec la Terre car les communications longues distance n'ont pas encore été inventées.
Les humains se croyaient seuls au monde mais ont fini par se rendre compte que ce n'était pas tout le cas quand ils ont eu la désagréable visite d'extraterrestres bien plus développés qu'eux, les Valtegan, qui ont pris la planète d’assaut.
Ceux ci ont gardés une partie de la population vivante parce que ça les amusait (tourisme, ...)

Dans les survivant nous faisons la connaissance d'une jeune femme, Carrie, qui a une sœur jumelle, Elise. Les deux ont une relation bizarre car en fait Elise ne ressent pas la douleur, c'est Carrie qui la ressent pour elle.
Du coup celle ci a toujours été malade, faible, tandis que sa sœur prenait tout les risques sans aucune considération pour sa santé et sa sécurité.

Elise est entré dans la résistance anti-Valtegan, mais a fini par se faire prendre. Le moment de la torture a été terrible pour Carrie, mais le pire a été le moment ou elle a perdu sa sœur. Les deux étaient en fait liées télépathiquement et Elise a faillit entraîner sa sœur avec elle dans sa mort.

Heureusement celle a trouvé à la dernière seconde une bouée à laquelle s'accrocher, en la personne d'un extraterrestre grièvement blessé dans le crash de son vaisseau sur la planète après avoir été attaqué par les Valtegan.
Celui ci a aussi le don de la télépathie, c'est d'ailleurs une classé très respectée de la population dans son monde. Il se cache parmi les humains pour se protéger des Valtegan car sa race est l'ennemie de ceux ci.

Bref, les deux espèces vont devoir se découvrir, c'est un peu un récit de premier contact, ou de second contact vu qu'ils connaissent déjà les Valtegan.
Mais malgré leur haine commune des Valtegan, ils sera difficile pour eux de cohabiter vu leurs différences et les préjugés qui vont avec. Les deux races sont fondamentalement différentes et s'apprivoiser ne sera pas facile.

Franchement j'ai passe un super moment détente dans cette lecture. Certes on pourrait toujours argumenter que le coté romance n'était pas nécessaire à l'intrigue, mais ça ne me gêne pas plus que ça. Il y a de toute façon bien plus d'aventure que de romance dans l'ensemble.

Mon seul reproche est que j'ai trouvé la fin un peu abrupte. Dans le sens ou on fini vraiment à la second ou la mission en cours est terminée, sans qu'il y ai la moindre conclusion ni baisse de régime après l'adrénaline qu'on a ressentit. Du coup ça fait bizarre.

C'est pas un cliffhanger vu que ça se termine juste après le gros moment intense du livre, mais ça donne vraiment l'impression que le livre n'était pas fait pour s'arrêter la mais a été coupé brutalement.
Mais bon, au moins ça donne envie de continuer pour voir ce qui se passer ensuite.

Au final rien d'extraordinaire, juste un bon moment. Mais vu que c'était tout ce que j'en attendais c'est donc un pari réussi. J'ai été aussi surprise que ça n'ai pas mal vieillit, pas de thèmes dérangeants, l’héroïne se bat contre la misogynie de son propre peuple ce qui est même étonnamment d'actualité.


16/20

mardi 22 octobre 2019

October Daye, tome 13: The Unkindest Tide de Seanan McGuire

Daw Books, 368 pages, 2019, Urban fantasy


Un tome un peu différent des précédents mais qui fait bien avancer l'intrigue principale.

October est appelée par la Luidaeg, une des premières nées Fae, surnommée "la sorcière des mers", afin de régler définitivement les dettes qu'elle a accumuler. Celle ci va organiser un rituel qu'elle attend depuis des siècles. 

En effet il y a très longtemps,  le peuple issu de son sang, ses enfants en quelques sorte ont été massacrés par des humains qui avaient été embobinés par l'une de ses sœurs jalouse. Pour ne pas tout perdre, elle avait à l'époque récupéré les peaux de ses enfants et les avaient donné aux enfant des humains meurtriers comme malédiction.
Ceux ci sont devenu les Selkie, pris entre deux mondes, une peau permettant une transformation partielle par famille qui se transmet de génération en génération.

Mais le temps est venu de faire renaître les enfants de la Luidaeg, elle va utiliser les dons d'October pour fusionner définitivement l'ADN des peaux avec les humains les portant. Un seul membre de chaque famille pourra ainsi se transformer définitivement en fae, les autres redevenant humain pour toujours.

Évidemment ce n'est pas une décision facile, et nombreux sont les débordement qui pourraient arriver de tout les cotés, sans parler de ceux qui feront tout pour empêcher la Luidarg de retrouver un futur ...


J'adore toujours autant l'ambiance de cette série. La petite famille qu'October a fini par réunir autours d'elle, ses alliés, et même ses ennemis. Contrairement au précédent qui était assez triste, celui ci renoue avec l’atmosphère normale de la série.

C'est un tome un peu charnière dans l'ensemble. Il est du tout différent des autres. L'intrigue est plus simple dans le sens ou rien que l'événement principal et ses implications et conséquences prennent les trois quart du total. J'ai cependant vraiment aimé les enjeux généraux et l'évolution des personnages.

Du coup je ne sais pas encore trop ou le placer dans la globalité. Il est super important mais en même temps je l'ai trouvé un peu moins passionnant par le manque d'intrigue vraiment fouillée et mystérieuse qui aurait pu me tenir en haleine. Surement aussi parce que ce type d'intrigue était ce que j'appréciais dans la série, en plus de l'univers. C'est vrai qu'ici a moins de sens du danger et de passages haletant, en dehors de la fin.

Bref, émotionnellement j'ai adoré, l'univers et le monde d'October avance bien, mais avec du recul peut être légèrement moins que tout les précédents.
Maintenant ne restera qu'à voir ce que cette évolution va apporter pour le reste de la série, que j'ai toujours autant hâte de découvrir !

Il y avait aussi une petite novella inédite à la fin, avec un des personnages secondaires de la série en tant que protagoniste. Je l'ai bien apprécié, elle est bien dans l'esprit de la série même si c'est plus une petite histoire en plus pour nous faire découvrir ce que pense ce personnage qu'une intrigue vraiment importante pour l’ensemble.


16/20


D'autres avis sur ce tome : Melliane

Mes avis sur les tomes précédents : tome 01 : La Malédiction de la rose, tome 02 : Les Racines de la trahison, book 03: An Artificial Night, book 4: Late Eclipses, book 5: One Salt Sea, book 6: Ashes of Honor, book 7: Chimes at Midnight, book 08: The Winter Long, book 09: A Red-Rose Chain, book 10: Once Broken Faith, book 11: The Brightest Fell, book 12: Night and Silence,

jeudi 22 août 2019

Finder Chronicles, book 1: Finder de Suzanne Palmer







Année de sortie : 2019
Éditeur : Daw books
Nombre de pages : 391
Genre : Science-fiction







Mon avis

De la SF fun et sympa mais qui manque un peu d'originalité.

Dans ce roman on suit Fergus Ferguson, un homme chargé de récupérer les objets volés pour les rendre à leur propriétaire. Il se rend pour sa mission dans un coin un peu perdu de la galaxie qui est bien plus sous la mainmise de différents boss de la mafia, qui se font la guerre pour le contrôle de chaque endroit ou l'homme peut (sur)vivre, que par son propre gouvernement, qui délaisse cette zone car trop lointaine et avec trop peu de ressources pour être intéressante. Fergus doit récupérer un vaisseau intelligent qu'un des boss du coin a volé à ses constructeurs.

Son arrivée coïncide avec une période troublée et on a l’impression que sa simple présence agit comme un catalyseur, comme si il avait donné un coup de pied dans la fourmilière. Les choses s'accélèrent de façon énorme et tout part en vrille.

Fergus est un homme plus âgé que ce qu'on a l'habitude de suivre dans ce genre de livres, dans la quarantaine, en plus il est Écossai, très grand et très roux à la peau très blanche qui a vraiment du mal à se fondre dans la population de cette zone qui est en général plus petite, fine et de constitution bien plus sombre que lui. Ce qui lui complique la tache bien, sur parce qu'il n'y a pas moyen de passer inaperçu.

J'ai bien aimé le fait qu'il soit d'une moralité un peu trouble. Quand il a le choix entre sauver du monde et remplir sa mission, ça sera toujours sa mission qui primera. Mais il fera tout de même tout ce qu'il faut pour aider quand il le peut en dehors de ce genre de situation, ce n'est pas un personnage totalement amoral.

Dans l'ensemble j'ai trouvé ça très sympa. On est sur de la SF d'aventure fun et pleine d'action qui part vraiment dans tout les sens. On ne peux pas dire que je me suis ennuyée et j'ai bien apprécié le personnage principal. Il y a aussi quelques thèmes sympa mais qui finalement ne sont qu'esquissés car juste utile pour l'action.

Par contre il ne faut pas lui demander grand chose de plus. D'ailleurs il lui manque peut être un peu d'originalité, surtout au niveau worldbuilding qui est très banal et ne se démarque absolument pas sur aucun point.

Et je pense que c'est surement le principal défaut de ce livre. Le lieu ou se déroule l'action est hyper lambda, on ne voit quasiment rien de la politique générale. Du coup c'était un peu trop générique, une fois terminé ce livre en dehors du personnage principal il n'y a rien qui se démarque. Il lui manquait une particularité qui en aurait fait une univers unique.

Du coup j'ai aimé mais sans gros plus. C'était sympa c'est sur, mais à moins d'un gros virement et de très bon avis je ne sais pas si je lirais la suite, on verra.


15/20



dimanche 4 août 2019

Sun Eater, book 1: Empire of Silence de Christopher Ruocchio






Année de sortie : 2018
Éditeur : Daw
Nombre de pages : 705
Genre : Science-fiction






Mon avis

Une belle réussite comme premier tome d'introduction du personnage, malgré la longueur de l'ensemble.

Nous sommes ici dans un space opera qui est du genre des Chronique du tueur de roi ou de Blood song pour ceux qui connaissent : une personne, arrivée en fin de vie (ou d'une partie de sa vie) nous la raconte et explique comment elle en est arrivée là ou elle est actuellement.

Ici nous suivons Hadrian Marlowe, un homme qui est à la fois célébré comme un héros, car il a détruit dans les flammes l'antique ennemis des humains, les aliens carnivores Cielcin contre lesquels ils étaient en guerre depuis des siècles, et considéré comme un monstre car il a anéantit un soleil entier, tuant d'un coup 4 milliards de personnes, dont l'empereur lui même.

Mais Hadrian n'est qu'un homme. Il a du faire des choix dans des situations tragiques. Il décide donc de raconter son histoire pour que le futur distingue l'homme de la figure historique.

On est dans un monde à la fois très avancé dans le futur, mais aussi se rapprochant de la dystopie au début, le tout dans un monde bien plus grand qu'une seule planète. Une religion a pris le dessus, mise en avant par un Empire qui ont décrété que la technologie était exclusivement réservée à l'aristocratie, qui gouverne de main de maître.
Hadrian est le fils d'un noble sans pitié qui ne jure que par le pouvoir sur les siens. Tant pis si plein de mineurs meurent contaminés parce qu'il refuse de changer le matériel et les combinaisons anti-radiation. Pour lui ce n'est qu'un bonus car il peut les menacer de les retirer totalement et faire régner la peur.

Il faudra du temps à Hadrian pour comprendre la réalité de la situation et pour essayer de s'y soustraire ...

L'histoire d'une vie aussi extraordinaire ne s'écrit pas en quelques lignes. Les épreuves que va subir Hadrian dans ce tome ne sont que le début, les prémisses de ce qu'il sera plus tard.


L'hadrian vieil homme qui raconte l'histoire a du recul sur ce qu'il était dans son jeune age. Il accepte les erreurs qu'il a pu faire à l'époque, il sait nous remettre dans le contexte. 
J'aime bien le fait que le personnage reste un peu ambigu. Au final malgré le fait que le narrateur essaye vraiment de nous vendre ses bon cotés on se rend vite compte que tout n'est pas forcement totalement blanc. Cela rend le personnage plus réaliste et moins figé.

Le monde dans lequel il progresse est à la fois familier et différent. Le système politique est très dur pour la majorité des habitants qui n'ont pas accès à la technologie. Par exemple alors que les nobles sont modifiés pour vivre des centaines d'années et voyagent de monde en monde, les pécheurs utilisent des vaisseaux à voile pour travailler. On a pas mal de réflexions qui pointent tout doucement leur nez sans être prédominantes mais qui donnent un peu de profondeur à l'ensemble.

J'ai trouvé ce mélange très réussi. Il y a énormément de références que je ne citerais pas en détail pour laisser un peu la surprise mais qui sont assemblées en un ensemble cohérent et un peu effrayant dans son image du futur.

Au final la technologie elle même n'est pas très importante, elle sert un peu comme la magie en fantasy, à nous donner des options et des possibilités différentes. De toute façon le personnage principal n'a aucune connaissance en science, il ne nous explique donc rien et on se contente d'accepter les choses comme lui l'a toujours fait.

Ce qui fait qu'au final on a un roman qui est bien plus dans la grande fresque d'une vie et d'une époque, avec une atmosphère qui se rapproche plus du roman de fantasy que de ce qu'on a l'habitude en science-fiction. Un mélange à nouveau bien réussi qui a su me séduire.

En si peu de temps Hadrian a déjà vécu 4 vies différentes. Chacune lui a apporté quelque chose et l'a endurci.
Je ne me suis pas ennuyé dans cette lecture, je n'ai pas trouvé le temps long. Et c'est un bon pour sur un livre si long. L'ensemble est vraiment fluide et à la fin je n’étais pas lassée et j'avais encore envie de lire la suite de sa vie, notamment de découvrir comment il est passé du jeune homme qu'on a apprit à connaitre ici à celui qui nous conte son histoire.

Hadrian a donc encore de la marge de progression mais j'espère que l'auteur ne nous fera pas trop trainer le tout de façon plus longue. Parce que finalement le seul reproche que je pourrais lui faire (si il faut en trouver un) est plus une réflexion que je me suis faite en tant que lectrice. Sachant que les hommes comme Hadrian peuvent vivre des centaines d'années dans ce monde, et que ce premier tome ne raconte que les 4-5 premières années de son histoire, combien faudra-t-il de tome pour raconter l'ensemble?


 17/20


D'autres avis sur ce titre : Apophis,

dimanche 23 juin 2019

Avis en Vrac #68 : Gareth L. Powell, Dennis E. Taylor, Brian McClellan et Stephen Blackmoore

Comme les précédents, cet avis en vrac regroupe des avis courts que j'ai d'abord publié sur ma page facebook avant de vous les regrouper ici quand il y en a suffisamment.
 
 
 
Braises de guerre (Embers of war, j'ai lu de livre en VO)
de Gareth L. Powell
Années de sortie : 2018 VO, 2019 VF
Éditeur : Denoël (Totan Books VO)
Nombre de pages : 400
Genre : Science-fiction
 
 
 J'ai passé un bon moment dans ce space opera classique et efficace, mais sans être totalement emballée à 100% à cause d'une élément en toute fin.

Les humains peuplent la galaxie avec de nombreuses autres races. Ils viennent de sortir d'une guerre qui c'est terminé par un massacre.
Le "Chien à Problèmes" est un croiseur lourd de guerre. Mais son AI, sentiente, a été dégoûtée par son rôle dans cette bataille, et a décidé qu'elle irait désormais du coté de l'aide plutôt que de la destruction. Elle c'est donc reconvertie en vaisseau de sauvetage de première urgence.

Son capitaine, Sal Konstanz, reçoit l'ordre d'aller porter secours aux survivants d'un paquebot en perdition après une attaque par une force inconnue.
Pas loin de la, Ashton Childe, un agent des services secrets reçoit aussi la mission d'aller sur le paquebot, pour récupérer un poète très connu qui était à son bord.

Ils n'en ont pas encore conscience, mais ils vont bientôt se retrouver au cœur d'une série d'événements qui pourraient enflammer une fois de plus toute la galaxie.

Après un premier tiers d'introduction qui part un peu dans tout les sens, le rythme se stabilise et nous entraîne vraiment dans l'intrigue.
Il y a plein de mystères, de révélations, aussi bien au niveau des humains que du reste de la galaxie, de secrets qui vont se dévoiler au fur et à mesure.

Sur ce point c'était vraiment bien réussi. J'étais à fond dedans, je voulais vraiment savoir la suite. J'ai dévoré une bonne partie du livre.
Je pense que c'est vraiment ce point la qui est le point fort de ce livre.

En ce qui concerne les personnages, je les ai bien apprécié. L'AI fait très adolescente, mais elle a aussi un coté programmée pour la guerre et ses réflexes reviennent assez vite quand elle est mise en danger. Le mélange des deux donne un personnage intéressant.

Les autres étaient plus banals mais pas au point de vraiment le remarquer durant ma lecture.

Et pourtant, je suis un peu sur la retenue au final. Une des découvertes de la fin m'a semblé bien trop "grosse" pour être crédible. Et ce même en considérant qu'on est dans un space opera et que je suis habituée au genre.
L'ensemble était trop surdimensionné en comparaison de tout ce qu'on avait vu jusqu'ici.

Du coup je n'ai pas réussi à vraiment accrocher et j'ai l'impression d'avoir lâché l'affaire après.
C'est un peu dommage vu comme je l'appréciais avant.

15/20
 
 
 
Nous sommes Bob, tome 1 : Nous sommes Légion
de Dennis E. Taylor
Années de sortie : 2016 VO, 2018 VF
Éditeur : Bragelonne
Nombre de pages : 384
Genre : Science-fiction
 
 
 Bob Johansson est un travailleur acharné et on peut dire qu'il a réussi dans la vie. Puis un jour il décide de profiter de la vie. Il vend son entreprise et est parti pour explorer le monde, la culture, en gros se faire plaisir. Il a même souscrit à un programme de cryogénie qui conservera son cerveau congelé au cas ou il lui arrive un problème.
Mais il n'aura pas le temps d'en profiter vu qu'il se fait écraser en traversant la rue, juste après.

Le voici qui se réveille pourtant un jour. Des dizaines d'années ont passé depuis et le monde a bien changé. D'ailleurs lui aussi a bien changé, vu qu'il n'est plus humain ! Son cerveau congelé a été téléchargé et il est désormais une A.I.

Mais ceux qui l'ont transformé ne l'ont pas fait pour le plaisir. En tant qu'A.I. dans ce futur la, il n'a pas de droits et il doit faire ce qu'on lui dit sinon il sera débranché et la machine contenant ses données purgée.
Sa mission? Il va être transféré dans une sonde interstellaire et envoyé explorer la galaxie dans le but de trouver des lieux habitables pour les humains.

Bob joue le jeu, jusqu'au moment ou il deviendra libre ... et qu'il pourra s'auto dupliquer pour entreprendre sa mission.
Mais les choses sont plus compliquées que prévu quand il s'aperçoit que chaque duplication change la personnalité du Bob qui émerge.
Bientôt les premiers dissensions arrivent...

J'ai bien aimé ce roman. On est dans de la SF très fun, de pur divertissement.

C'est un livre très geek. A certains moments on se croirait vraiment dans un jeu vidéo d'exploration quand bob doit trouver des ressources et trouver quoi prioriser : la recherche, l’expansion, ou la défense?
Etant une ancienne joueuse j'ai vraiment apprécié cette ambiance et les choix de Bob.

J'ai aussi bien apprécié le fait que les différents Bob soient différents. Ça donne l'impression de suivre différents personnages et pas toujours le même.
Certains sont assez excentriques voir un chouilla extrêmes mais j'ai bien aimé les ronchons.

C'est drôle et on s'attache beaucoup à la légion de Bobs qui voit le jour petit à petit !

Si je devais trouver un petit défaut je dirais qu'il y a quelques longueurs dans certains passages mais rien qui m'ai vraiment ennuyé au final.

Un petit livre qui arrive à se démarquer aussi par son originalité que je recommande aux amateurs de geekeries !

16/20
 
 
 
Valkyrie Collections, book 1: Uncanny Collateral
de Brian McClellan
Année de sortie : 2019
Éditeur : Auto-édité
Nombre de pages : 151
Genre : Urban fantasy, Novella
 
 
 Alex Fitz est un semi-troll et aussi un esclave, il travaille avec Maggie, une Djinn. Il a été acheté enfant et est depuis un Reaper : il collecte les âmes des personnes ayant fait des pactes qui ne se sont pas présentés à la fin de leur contrat.

Quand la mort elle même arrive et lui demande de retrouver un voleur d’âmes, il ne se sent pas vraiment à l'aise car c'est assez éloigné de ses missions habituelles. Mais, bien sur, il n'a pas d'autre choix que d'obéir.

La première chose que je me suis dit une fois terminé ce texte était : pourquoi si court?
Surtout que le monde et l'intrigue ont définitivement de quoi fournir plus que ça. Au final, le tout m'a laissé avec un petit sentiment de manque de développement.

Comme je disais le potentiel du monde est la. J'ai bien aimé le principe des âmes qui sont en quelque sorte devenu une monnaie que gardent jalousement ceux qui arrivent à en collecter.
Il y a aussi un petit coté cynique et humoristique que j'ai beaucoup apprécie.

Pour l'instant les problématiques liées aux personnages ne sont qu'esquissées, et j'avoue que c'est peut être ça qui m'a la plus dérangé. J'aurais voulu en savoir plus.

Surtout au niveau d'Alex qui l'a semblé au final étrangement passif. j'ai du mal à vraiment imaginer ce qui le retient en tant qu'adulte, maintenant qu'il peut se débrouiller seul, à continuer à faire son travail d'esclave sans bénéfices.
J'attend avec impatience de voir si il va finir par bouger ou pas.

Pour autant c'était une bonne lecture dans l'ensemble.
Mais il va falloir attendre encore un peu pour vraiment pouvoir lui donner de meilleures notes de mon coté, le temps de voir si les développements tant attendus arriveront.

15/20
 
 

Eric Carter, book 4: Fire Season
de Stephen Blackmoore
Année de sortie : 2019
Éditeur : Daw Books
Nombre de pages : 302
Genre : Urban fantasy

 
 Un tome toujours aussi intéressant dans cette série à la mythologie très originale.

Eric Carter pensait pouvoir reprendre sa vie d'avant maintenant que ses ennemis sont mis de coté. Mais c'était sans compter un de ses grosses erreurs : il a perdu le briquet magique que lui avait remis Quetzalcoatl pour qu'il brûle l'au-delà !

Et voici qu'un assassin s'en sert pour éliminer des sorciers ...
Maintenant tout le monde est persuadé qu'il est le responsable de tout les violents incendies qui ravagent Los Angeles !

Chaud bouillant, ce tome nous laisse avec une odeur de brûlé dans les narines !
Eric essaye de traquer son adversaire alors que la ville, et pas mal de ses habitants, crament sous ses yeux.

Franchement c'était un plaisir à lire. Eric est l'exemple même du héros sarcastique et blasé, qui a un coté téméraire qui frise avec le suicidaire à certains moments vu les situations dans lesquelles il plonge.
Ce n'est pas comme si son adversaire n'était pas un dieu en colère équipé d'un artefact magique, pas du tout :P

On a vraiment pas le temps de s'ennuyer dans ce tome, tout se déroule a un bon rythme sans période de répit.
Les personnages secondaires trouvent une bonne place et sont toujours aussi efficaces.

Ce livre faisait bien écho à toutes les peurs que les incendies ont causé dans la région il y a quelques temps.

Bref, un excellent tome, comme d'habitude avec cette série !

16/20
 

jeudi 6 juin 2019

Maradaine, book 2: The Alchemy of Chaos de Marshall Ryan Maresca






Année de sortie : 2016
Éditeur : DAW
Nombre de pages : 385
Genre : Fantasy






Mon avis :
Je suis un chouilla déçue par ce tome ci, enfin disons qu'il était moins marquant que les précédents.

Ce tome est la suite directe de The Thorn of Dentonhill qui nous introduisait l'univers de Maradaine. Étant donné que je lis la série (ou plutôt l'univers) dans l'ordre de publication, j'avais donc aussi lu avant A Murder of Mages une histoire spin off se déroulant en parallèle mais dans un autre quartier de la ville.

Retour donc à Veranix Calbert alias The Thorn, un espèce de justicier dont le but est de se débarrasser de Fenmere le boss de la mafia de Dentonhill, un des quartier de la ville, parce que celui ci a assassiné son père et empoisonné sa mère.

The Thorn c'est fait un nom dans les autres gangs de la ville qui ne savent pas vraiment si ils doivent le considérer comme un allié contre Fenmere ou un ennemi vu que celui ci n'hésite pas à les impliquer dans sa guerre. 

Mais Veranix n'est pas un super héros, il est un jeune étudiant à l'université magique. La magie étant rare et en général très encadrée dans des guildes qui restent entre elles dans la haute société, on n'en voit en général que très rarement dans les bas quartiers. Du coup The Thorn qui l'utilise pour faire ses coups est un peu un surhomme en comparaison des autres humains ordinaires. 

Mais ce fait va changer ici, car Fenmere a bien décidé de ne pas se laisser faire, et il a engagé des assassins pour combattre The Thorn, tout en lui tendant un gros piège. Et ces assassins sont comme Veranix, ils ont aussi la magie avec eux. Mais eux l'utilisent depuis des années et sont donc bien plus expérimenté que le jeune homme ...


Il y a des points qui m'ont vraiment intéressés dans ce tome, notamment tout ce qui touche à la drogue qui transforme les gens en légumes.
C'est un sujet qu'on avait commencé à aborder dans A murder of mages, même si la forme était différente. L'idée qu'il puisse être possible de guérir ces personnages que l'on juge pour l'instant irrécupérables fait du bien. Pour l'instant on en est encore limite au point de départ, à essayer de considérer que ça puisse être possible, mais c'est déjà une avancée comparé à la situation d'avant. Peut être que la solution est dans la magie, ou peut être pas, à voir dans la suite parce que pour l'instant le problème reste entier. 

Dans l'ensemble j'ai passé un bon moment. Le livre était distrayant et je ne me suis pas ennuyé. On a un bon mélange entre les moments d'actions et de réflexions, le tout entrecoupée par des scènes des études de Veranix.
On peut dire aussi que le rythme était bon et le style fluide.
Pourtant j'ai quand même un sentiment de manque.

Au final il ne se passe pas grand chose niveau évolution globale dans ce tome. La situation à la fin est quasiment la même que celle qu'elle était au début, en dehors des blessures récoltées qui sont les seules à pouvoir faire évoluer quelque chose dans le futur.

J'ai plus eu l'impression de lire "un nouvel épisode" dans la quête de Veranix. On met juste contre lui des ennemis plus à son niveau histoire qu'il soit un peu plus en difficulté cette fois ci, et tout le monde rentre chez lui penser ses blessures avant le nouvel affrontement.

En fait ce qu'il manquait je pense était tout le coté investigation, découverte des personnes impliquées et tout. Dans le premier tome cette partie la était importante, ici pas du tout. Veranix sait déjà contre qui il se bat et il a maintenant plein d'alliés et tout les autres gangs pour lui faire parvenir des informations sur la situation, ce sont eux qui font ce travail à sa place. Il n'a plus besoin d'espionner, de ne pas se faire remarquer, de se suspendre dans le vide pour écouter des conversations, ce genre de détails qui faisaient une partie du charme du premier tome.

Du coup j'avoue que j'ai été un peu déçue. J'aurais voulu en avoir plus.
J'espère que les tomes suivant la joueront un peu moins "safe" et changeront un peu la formule.

15/20

 Mes avis sur les autres tomes de l'univers : tome 1 : The Thorn of Dentonhill, Spin off : A Murder of Mages

samedi 16 mars 2019

Avis en Vrac #61 : Agatha Christie, Diana Rowland, Jessie Mihalik et Suzanne Wright

Comme les précédents, cet avis en vrac regroupe des avis courts que j'ai d'abord publié sur ma page facebook avant de vous les regrouper ici quand il y en a suffisamment.






 Black coffee
de Agatha Christie
Années de sortie : 2005 cette édition, 1930 VO
Éditeur : Éditions du Masque
Nombre de pages : 223
Genre : Policier


 Ce tome de la série des Hercule Poirot est un peu spécial vu qu'il s'agit en fait de la novélisation d'une pièce de théâtre écrite par Agatha Christie qui avait été dévasté par la piètre qualité d'une adaptation précédente de ses romans.

Sir Claude Amory appelle au secours le célèbre détective Hercule Poirot parce qu'il soupçonne quelqu'un de sa propre maisonnée de vouloir lui voler ses recherches sur l'atome qui promettent une avancée majeure dans la science.
Le temps que Poirot arrive sur place, l'homme a été assassiné ...

En fait le seul vrai point qui fait qu'on se doute qu'il s'agisse d'une pièce, est l'unité de lieux. En dehors du tout début, la totalité de l'intrigue se déroule à travers des conversation dans une seule pièce : celle du meurtre.

Si je devais reprocher quelque chose à ce roman, c'est le fait que certains pistes sont trop évidentes. Du coup on se doute bien qu'elles sont fausses. Je pense que ça doit être du au format j’imagine qui laisse moins l'ouverture à des spéculations plus subtiles vu que les spectateurs doivent pouvoir comprendre en direct les différentes possibilités (alors qu'on a bien plus de temps en lisant un livre).

Néanmoins en dehors de ce point bien précis, j'ai retrouvé l'ambiance classique des autres romans de la série, la fin était bien trouvée comme d'habitude du coup j'ai passé un bon moment.

On est sur un Poirot peut etre un peu moins remarquable que certains mais qui ne déçoit pas non plus.

15.5/20





Kara Gillian, tome 6 : La Fureur du démon
de Diana Rowland
Années de sortie : 2015 VF, 2014 VO
Éditeur : Milady - Daw Books
Nombre de pages : 762
Genre : Urban fantasy


 C'est toujours avec grand plaisir que j'ouvre un tome de cette série.
Dans ce tome ci Kara retourne sur terre et elle est à la recherche de son ami qui a été enlevé. En parallèle elle officie comme consultante pour le FBI ...

(je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler les tomes précédents)
Il s'agit du dernier tome traduit en français par Milady avant qu'ils n'abandonnent la série. Et c'est extrêmement frustrant car si ce tome ci offre une belle fin, il ouvre aussi sur la suite avec une énorme révélation qui donne vraiment envie de se jeter sur le suivant !

C'est vrai qu'on peut un peu trouver le temps long à certains moments de ce tome, parce qu'on est vraiment à font dans l'intrigue et qu'elle n'est pas si facile que ça à résoudre finalement.
Petit à petit les éléments arrivent, et il faudra un peu de patience avant de voir les efforts de Kara porter leurs fruits.

Néanmoins ça ne m'a pas dérangé, j'aime bien les enquêtes dans ce genre, qui ne sont pas facilement résolue, c'est même ce que je préfère en général. Du coup ici j'étais totalement dans mon élément !

J'ai adoré cette relecture. Bien sur je connaissais déjà la révélation finale, mais même, la façon dont c'est découvert est palpitante.

16.5/20





Consortium Rebellion, book 1: Polaris Rising
de Jessie Mihalik
Année de sortie : 2019
Éditeur : HarperVoyager
Nombre de pages : 448
Genre : Science-fiction, Romance


Cinquième fille d'une des trois familles dirigeantes du consortium, Ada von Hasenberg sait que sa seule valeur pour sa famille sera dans son mariage politique. Pour échapper à ce destin et un futur mari qu'elle déteste elle s'enfuit.

Trois années plus tard, après une expérience bien réussie comme mercenaire elle est reconnue lors d'un transfert sur une station et capturée par un chasseur de prime qui a pour but de la ramener vers son père. Mais elle n'a pas l'intention de se laisser faire, quitte à prendre tout les risques et faire confiance à l'autre prisonnier du navire : Marcus Locke, le diable de Fornax Zero, un hors la loi responsable de la mort de pas mal de personnes ...

Franchement, je m'attendais à plus de romance quand je l'ai ouvert et ça m'a agréablement surprise. Ici certes la romance est présente, mais elle ne prend pas le dessus sur le reste en dehors des toutes dernières pages.

On est sur de la SF d'aventure, facile à lire, pleine de rebondissements. Les personnages sont attachants et nous réservent des surprises.

C'est fun, léger, pas prise de tête. C'est certes calibré, un peu facile à certains moments, mais finalement si j'ose dire on s'en fou un peu.

J'ai passé un bon moment, pas transcendant mais je n'en demandais pas plus du coup ça m'a largement suffit.
J'ai besoin de ce genre de lecture qui ne demandent pas une grande concentration quand je suis sur une semaine fatigante.

16/20





Noirs démons, tome 4 : Entre deux feux
de Suzanne Wright
Année de sortie : 2018
Éditeur : Milady
Nombre de pages : 475
Genre : Urban fantasy


C'est le dernier tome de la série, et heureusement parce que j'arrivais un peu à saturation.
Mais j'ai tout de même bien apprécié la seconde partie du livre.

Le fils d'Harper et Knox est né et il s'appelle Asher. Bien sur il est vulnérable, et ses parents auront fort à faire pour empêcher les personnes qui leur veulent du mal de le prendre pour cible.
Surtout que le dernier cavalier n'a pas dit son dernier mot ...

J'avoue que sur la première partie j'avais du mal. Je me demandais même si j'allais pas arrêter au milieu.
Je crois que ce que j'aime le moins dans les livres de cette autrice (et c'est ce qui m'a fait abandonner des Meutes) c'est le fait que tout est exagéré.
Il n'y a pas de juste milieu, les personnages sont excessifs en tout, c'est forcement les plus forts, les plus puissants, la moindre offense ne peux être réglée que dans le sang ...

Ceci dit après une petite pause j'ai repris le livre et la seconde moitié est bien mieux passé. L'intrigue à vraiment repris de plus belle et j'ai passé un bon moment. On ne peux pas dire que je me suis ennuyée.

Mais j'avoue que moins d'un mois après la lecture j'ai déjà plus ou moins oublié comment il se terminait donc ce n'était pas non plus très marquant.

Au final je suis contente que la série soit terminée, je ne pense pas continuer à lire d'autres livres de cette autrice.

14.5/20

mercredi 30 janvier 2019

The Maradaine Constabulary, book 1: A Murder of Mages de Marshall Ryan Maresca







Année de sortie : 2015
Éditeur : DAW
Nombre de pages : 340
Genre : Fantasy, Policier

 
 
 
 
Mon avis
 
Une lecture bien distrayante ! Un policier fantasy dans l'univers Maradaine que j'avais déjà découvert avec une autre série il y a quelques mois. 
 
Satrine est la femme d'un inspecteur vétéran. Son mari a été blessé dans un combat et est devenu un légume dont elle doit s'occuper en permanence. Elle a en plus deux jeunes filles pré-ado et veut leur offrir des études correctes. Mais malheureusement pour elle son cas est unique, car son mari n'est pas mort et donc elle n'a pas le droit à la pension de veuve, et tout ce qu'on lui offre c'est un poste de secrétaire qui ne payera pas la moitié des charges que lui coutent le fait de d'avoir quelqu'un en permanance pour surveiller l'état de son mari .

Mais Satrine a plus d'un coup dans sa poche, elle est une ancienne espionne et elle profite de ces capacités pour monter une petite arnaque : elle convainc le commissariat que ce n'est pas un poste de secrétaire qu'on lui a promis mais celui d'inspecteur, au salaire bien plus généreux.
 
La voici donc en période d'essai accompagné du mouton noir des inspecteurs, Minox, celui dont personne ne veut être l'associé car il est arrivé malheur à tout ceux dans ce cas. Minox est un solitaire, extrêmement analytique et intelligent mais aux méthodes un peu trop originales pour ses collègues. Peu arrivent à le suivre dans ses raisonnements.

Juste au moment ou les deux font connaissance ils se retrouvent en charge d'une enquête épineuse : un mage a été découvert assassiné de façon rituelle dans une petit allée ...

*****

Si ce tome est le premier de la série de policier fantasy dans l'univers de Maradaine, je conseille fortement de les lire dans l'ordre chronologique et donc après The Thorn of Dentonhill. Et ceux pour deux raisons.

La première étant le contexte général. Dans ce tome ci on comprend dés les premières pages qu'en fait le mari de Satrine était l'un des policiers qui ont été pris dans les événements de The Thorn of Dentonhill, en fait le personnage principal de ce tome la est donc un peu responsable de sa situation initiale.
La seconde est le fait qu'ici on est confronté aux mages mais qu'aucune explication n'est faite que les guildes et leur puissance, sur le fonctionnement de la magie, etc ... J'ai lu dans quelques chroniques que des personnes avaient été un peu perdues dans tout ça alors qu'en fait toutes les explications sont présentes dans The Thorn of Dentonhill.  
 
 
En plus je trouve que les deux livres sont un peu complémentaire pour comprendre le monde. Dans le premier on en apprend plus sur la magie elle même et dans le second le système judiciaire, notamment tout ce qui concerne les mages.
Petit à petit on développe l'univers dans son ensemble et c'est très sympathique (surtout quand on sait qu'on continuera à le faire avec d'autres personnages dans d'autres romans ensuite). 

Comme je l'ai dis au dessus on est dans un policier fantasy. On retrouve tout les codes des deux genres même si ici on est plus sur le policier que sur le fantasy (comme je l'ai dis au dessus, on n'a aucune explication sur la magie, même si elle est centrale à l'enquête).

J'ai beaucoup apprécié les deux personnages principaux. Et si au premier abord on pourrait craindre de voir un coté "Watson et Holmes" (trop habituel) arriver, en fait ce n'est pas du tout le cas. Si Minox est intelligent et a un don pour voir les liens entre les événements, il est loin d'un Holmes antisocial et finalement son duo avec Satrine va lui apporter plus qu'il ne pense au début. 

Minox est aussi un mage non affilié et ça lui pose plein de problèmes car ce n'est pas censé pouvoir arriver car les jeunes sont normalement détectés très tôt. Mais chez lui la magie est arrivée très tard, il avait déjà quasiment 25 ans, du coup il était trop âgé et était déjà inspecteur à ce moment la. Il a un peu le cul entre deux chaises et est détesté par les mages qui ne comprennent pas comment son cas à bien pu arriver. En plus ils le considèrent dangereux car il n'a jamais été formé et ne connait absolument pas sa force et ce qu'il est capable de faire. 

Satrine n'est pas non plus la pour faire pot de fleur, elle a beaucoup de capacités et finalement le métier d'enquêtrice lui va comme un gant. Elle met vraiment toutes ses capacités à l’œuvre pour résoudre ce mystère et trouver le coupable. En plus ça fait plaisir de voir un personnage principal plus agé que la normale, on est loin de la jeune fille en fleur. Ici on a une femme sure d'elle même, qui a un lourd passé et qui sait ce qu'elle fait.

Au départ je pensais que cette enquête avait un lien fort avec l'histoire du premier, mais en fait pas autant que ce que j'imaginais du coup j'avoue avoir été un chouilla déçue. Mais ça ne m'a pas empêché de passer un excellent moment dans ce livre du début à la fin.

Bon après ce n'est pas de la "grande fantasy", on n'est pas du tout dans un système de magie super original ou un coté waou que peuvent savoir certains romans. Mais pour se distraire avec de bons personnages, surtout si on aime les policiers et la fantasy (et qu'on arrive à lire en VO), il ne faut pas hésiter.


16.5/20



Mon avis sur The Thorn of Dentonhill.   

vendredi 26 octobre 2018

Maradaine, book 1: The Thorn of Dentonhill de Marshall Ryan Maresca






Année de sortie : 2018
Éditeur : Daw
Nombre de pages : 388
Genre : Fantasy
 
 
 
 
 
 
Mon avis :

De la fantasy très classique mais fun, exactement ce que je recherchais quand j'ai sorti ce livre du fin fond de ma Pile à Lire. Il m'a donné envie d'en savoir plus sur l'univers et de continuer la saga.  Pour l'instant je dirais que cet univers à de quoi devenir une de mes sagas doudou, le genre que je lis quand j'ai un coup de mou au moral.


Veranix Calbert mène une double vie. D'un coté le jour il est étudiant à l'université magique de Mardaine, et de l'autre il sort la nuit pour tenter de se venger d'un des boss de la mafia locale qui a assassiné son père et drogué sa mère (qui est toujours dans le coma actuellement). Ayant été élevé dans un cirque il c'est fait une spécialité de courir sur le toits et d'utiliser sa magie pour se sortir de situations difficiles. 
 
Un jour il arrive à avoir des informations sur un chargement que le boss fait entrer en douce dans le pays, et bien sur il ne peux pas résister à l'idée de s'y mêler. Il dérobe le colis sous le nez des sbires du boss. Mais ce qu'il ne savait pas que ce colis était en fait destiné à une des guildes de mages les plus puissantes et dangereuses, et qu'ils n'auront de cesse de récupérer leur dû ...


Tout d'abord je précise que je cherchais spécifiquement un livre de ce genre quand je l'ai sorti. Du coup le fait que ça soit très classique comme type d'intrigue et d'univers en fantasy n'était pas pour moi un défaut mais justement un bon point parce que c'était ce que j'avais envie de lire à se moment la. En fait je cherchais un livre fun, divertissant, pas prise de tête, et plus positif que la fantasy moyenne actuelle, pour me remonter un peu le moral. 

Et j'ai eu exactement ce que je cherchais. Certes cet univers ne révolutionne rien, mais il est solide et a une ambiance suffisamment différentes de toute ceux du même genre que j'ai lu pour se démarquer.

Un point que j'ai bien apprécié, surtout sur le début, c'est le fait que Veranix n'est pas sur-humain. Il est moyen en magie, il fatigue vite, il ne maitrise pas tout et n'a souvent pas la dextérité qu'il souhaiterait pour faire les choses bien. A aucun moment on a le sentiment qu'il va réussir quoi qu'il arrive. Surtout qu'il est du genre à agir sur un coup de tête, sans jamais préparer ses coups. Du coup c'est toujours très brouillon et très souvent seul le fait que ses adversaires ne savent pas qu'il est mage fait qu'il arrive à s'en sortir. 

Il a aussi l'avantage d'avoir de bon réflexes et une capacité à se retourner et à changer de plan très rapidement ce qui lui donne souvent un avantage certain.
Il a aussi des amis qui vont sans même s'en rendre compte se retrouver impliqué dans ses problèmes. Car bien sur il ne peut pas être chanceux à chaque fois et il a surement un peu trop tenté le diable en volant des mages si puissants.

Bon après c'est sur que si on commence à analyser le livre sérieusement on pourrait surement lui trouver pas mal de petits défauts comme le fait qu'il n'y a quasiment pas de personnages féminins (vu que l'université et l'état de mage est réservé aux hommes bien sur, sans parler de la mafia qui de son coté aussi n'a que des hommes dans ses rangs, du moins du coté des gros bras lancés à la poursuite de Veranix), ou que sur la seconde moitié les items magiques que Veranix à trouvé semblent un peu trop puissants et retirent d'un coup, trop facilement, tout ce qui le rendait plus humain et normal avant. Sans parler du coté cliché et classique, bien sur.

Mais dans l'optique d'une lecture fun et distrayante, où on ne se pose pas de questions, il joue très bien son rôle, le style est fluide et se lit tout seul. Du coup je n'ai pas vraiment envie de trop l'analyser en profondeur, j'ai plus envie de ne garder que les cotés positifs en tête et de passer à nouveau un bon moment avec le tome suivant !

16/20

mardi 2 octobre 2018

October Daye, book 12: Night and Silence de Seanan McGuire







Année de sortie : 2018
Éditeur : Daw
Nombre de pages : 368
Genre : Urban Fantasy




Mon avis

Quand j'ai su le sujet de ce tome avant de le commencer je n'étais pas vraiment très enthousiaste, j'avoue. Mais une fois dedans tout est passé naturellement et j'ai été totalement conquise par cette histoire à la fois triste et pleine d'espoir. 

Ceux qui connaissent la série savent que les relations entre Toby et sa fille Gillian ont déjà fait l'objet de nombreux épisodes avant, on a déjà exploré ça en long et en travers au début de la série. Du coup quand j'ai su qu'ici Gillian avait été à nouveau enlevée (quoi? encore?), j'ai eu peur que ça annonce un tome en dessous des précédents. Mais je me trompais parce que ce tome explore encore plus en détails certains points obscurs et il c'est avéré finalement vraiment très intéressant. 

Le résumé est très simple en fait, et j'en ai dévoilé l'élément principal juste avant. Alors que Toby se remet tant bien que mal de sa rencontre avec sa mère dans le tome précédent, Tybalt lui est toujours en état de choc et c'est totalement renfermé sur lui même, à tel point qu'il s'éloigne de Toby. L'ex de Toby arrive un jour en tambourinant à sa porte, persuadé que Toby a kidnappé leur fille. Toby le remet bien sur à sa place et s'engage à la retrouver au plus vite. Mais l'enquête va s'avérer plus difficile que prévu et certaines personnes ne sont pas ce qu'elles semblent être ...

Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce tome c'est que ça nous permet de bien apprécier l'évolution du personnages de Toby par rapport aux tomes plus anciens qui avaient abordés ce sujet. C'est la qu'on s'aperçoit qu'elle a vraiment changé car on nous remet face aux choix qu'elle avait pris à l'époque. C'est vraiment le premier tome ou j'ai l'impression de Toby à grandit, qu'elle a des décisions plus posées et plus adulte. Le fait d'avoir découvert pas mal de secrets de son passé a beaucoup joué aussi. 

C'est vrai qu'une bonne partie du tome est assez sombre et triste et m'a particulièrement touché. Premièrement parce qu'on a un peu l'impression que tout s'accumule au fur et à mesure. Et aussi parce que la situation de l'intrigue pousse à ce genre de questionnement intérieur sur la vie, ou elle nous mène et si on a pris les bonnes décisions. Cela fait qu'il y a pas mal de passages vraiment déchirants tout du long dont un en particulier qui a même réussi à me faire pleurer. Mais heureusement, le fait de pouvoir se concentrer sur cette enquête donne vraiment un but à Toby (et à Tybalt aussi) et leur permet justement de mettre, au moins temporairement, de coté leur tristesse.

On est vraiment sur un tome tourné vers le passé. D'ailleurs les découvertes sont énormes ici, limite même plus énorme que celles du tome précédent (qui était déjà fort sur ce point). Je ne sais pas si l'impression vient de moi mais j'ai eu le sentiment que ce tome nous permettait de clore définitivement toute la partie mystérieuse du passé de Toby et de sa famille. Et que du coup on pourrait à nouveau se consacrer au futur à partir de la. 

Ce tome était aussi un concentré d'espoir. Il permet de faire le point et d'entrevoir le futur qui n'est pas tout noir contrairement à ce qu'on pourrait le penser à certains moments. Et finalement je pense que c'est ce mélange entre rire et pleurs qui donne cette force à ce tome, car après avoir ressentit tant d'émotions on est sur qu'on ne risque pas de l'oublier. 

17/20

PS> A la fin de ce tome était présent une novelle d'une 60ène de pages appelée "Suffer a Sea-Change" qui nous présentait le point de vue de Gillian concernant les événements de Night and Silence.
J'ai trouvé que cette petite histoire était vraiment un bon complément à l'histoire principale car elle nous permettait aussi de voir l'évolution de Gillian et de savoir ce qu'il allait se passer ensuite pour elle.

Je l'ai particulièrement apprécié parce qu'elle nous explique un peu pourquoi Gillian déteste sa mère et tout les mensonges qu'on lui a servi toute sa vie, sois disant pour la protéger. Du coup ça fait du bien de la voir commencer à découvrir la vérité. Maintenant on a un peu plus d'espoir à ce sujet la pour le futur !

vendredi 20 avril 2018

Sharakhaï, book 0.5: Of Sand and Malice Made de Bradley P. Beaulieu






Année de sortie : 2016
Éditeur : Daw
Nombre de pages : 240
Genre : Fantasy





Mon avis :

Cette novella préquelle à la série Sharakhaï était vraiment très sympa et nous dévoile une partie de la mythologie qui nous était inconnue. J'ai vraiment passé un très bon moment et ça me redonne vraiment envie de continuer la série principale. 

Comme dans la série principale nous suivons Çeda, ainsi que quelques apparitions de son meilleur ami Emre. Concernant la situation de départ : Çeda est une adolescente, elle commence tout juste à se battre dans l'arène ou elle est en train de se fait un nom et elle fait toujours des courses pour gagner sa vie en dehors.
L'une de ces courses va avoir des répercutions inattendues.

En effet on lui rapporte que le produit qu'elle a délivré a été empoisonné et aurait pu tuer le client. A partir de ce moment la, Çeda ne le sais pas mais elle a mit le pied dans un engrenage qui va l'embourber dans une montagne d'ennuis sous la forme d'un Ehrekh, un démon mythologique qui va commencer à s’intéresser à elle et à son passé et qui ne connait pas le mot "non".

Le récit est raconté sous la forme de 3 histoires à la suite, liées bien entendu par l'histoire commune. En fait on est simplement dans une histoire qui se déroule en trois phases, chacune étant raconté comme si elle était indépendante.

En dehors de quelques sous entendus concernant le passé de Çeda et les secrets qu'elle cache, il n'y a pas de lien entre cette histoire et celle de la série principale. Ce qui fait que ce livre peut très bien être lu en premier ou même indépendamment.
En plus elle a suffisamment de background en elle même pour ne pas avoir besoin de la série principale pour marcher, ce qui est un très bon point.

Franchement j'ai adoré cette histoire. Le monde et la ville de Sharakhaï sont tellement vivant qu'on imagine vraiment les odeurs, les couleurs ou les bruits. L'auteur a su créer en quelques pages un univers qui donne envie, qui nous plonge avec délice dans cette ville mythique.
En plus de ça le mystère de l'histoire rajoute une couche pour donner une atmosphère unique à ce récit.

C'était intéressant de voir Çeda en adolescente, finalement elle a peu changé en dehors du fait qu'elle a une certaines naïveté ici qu'elle n'a plus ensuite. Elle n'a pas l'intention de s'insérer dans les histoires des autres, ce qui est compréhensible dans ce monde ou déjà survivre quand on est une orpheline est difficile. Mais pourtant elle n'hésite pas à se battre pour sauver ceux qui ont été mis en danger à cause d'elle.

Moi qui normalement est moins fan des histoires courtes, j'avoue que celle ci a parfaitement fonctionné. J'en suis ressortie avec un sentiment d'émerveillement qui m'a fait vraiment plaisir. J'aimerais vraiment lire des histoires courtes aussi bonnes plus souvent.

En fait elle m'a vraiment remotivée à continuer la série dont le tome 2 traîne dans ma bibliothèque depuis sa sortie. Je pense que je vais même relire le premier avant parce que cette histoire ci m'a rappelée que je ne me souvenais plus grand chose de la mythologie du monde.

17/20
Mon avis sur le premier tome de la série : Les Douze Rois de Sharakhaï,

mercredi 28 mars 2018

InCryptid, book 7: Tricks for Free de Seanan McGuire






Année de sortie : 2018
Éditeur : Daw Books
Nombre de pages : 368
Genre : Urban Fantasy





Mon avis

C'était un plaisir de retrouver Antimony dans ce tome et de la voir évoluer, mais je l'ai tout de même trouvé moins bon que le précédent.

Après avoir suivi sa sœur Verity et son frère Alex, le tome précédent nous avait introduit à Antimony, la plus jeune de la fratrie Price. Celle ci avait du fuir le convenant de St George qu'elle avait infiltré à la demande de sa famille. Étant traquée elle se retrouve seule, il lui est en effet trop dangereux de retrouver les autres membres.
Pour se cacher dans la foule elle décide de se faire embaucher au parc d'attraction Lowryland. en espérant que le monde plus la routine décourageront ceux qui la poursuivent. Elle se rend compte que sa chance à tourné quand elle trouve finalement un professeur pour ses talents magiques dans le management du parc. Mais en contrepartie toute une série d'accidents qui n'auraient jamais du arriver commence à se produire ... qui cible le parc? Et pourquoi?

J'avoue que le parc Lowryland m'a bien amusée car je suis allé à Europa Park il y a peu et ça m'a bien rappelé l'ambiance générale. Mais j'avoue qu'en dehors de ça j'ai un peu trouvé le temps long sur la première partie du tome.
Je veux bien qu'on passe un certain temps à expliquer le fonctionnement du parc en coulisse et le fait qu'Antimony y passait un long moment sans qu'il ne se passe rien qui fasse avancer l'intrigue. Mais du coup l’engouement du début est petit à petit retombé avant que l'histoire démarre enfin.

Surtout que je trouvais que c'était un peu une redite du tome précédent, vu qu'Antimony se retrouvait à faire exactement les même choses, vendre des objets, faire du roller derby, se faire des ami et des ennemis ... Mais heureusement vers la moitié du tome les choses mystérieuses commencent enfin à arriver et tout est allé un peu mieux.

Un autre point que j'ai trouve un peu dommage est le fait que ce qui était pour moi la partie la plus intéressante, à savoir son apprentissage de la magie ai finalement tourné très court. On nous décrit une seule séance, la première, ou il ne se passe rien en dehors d'exercices de concentration et ensuite on nous dit juste qu'elle y va tous les jours, comme si c'était une routine.  Du coup on n'en apprend rien de plus et c'était un peu frustrant.

Au final j'ai l'impression que l'auteur voulait retirer ce coté magique, pour continuer à faire d'Antimony, comme ses frères et sœurs, un personnage juste humain. Parce qu'en fait finalement on n'en parle pas plus que ça et la fin nous débarrasse limite définitivement du problème (sauf si un tome suivant vient justement nous continuer cette partie la de l'intrigue, et je l'espère). Il faut dire que c'est l'image de la série, un des points qui la font se démarquer des autres séries du genre, le fait que les personnages soient des humains tout ce qu'il y a de plus normaux qui étudient les monstres.

En dehors de ces points j'ai bien apprécié la seconde partie du livre. On est en plein mystère et les événements s'enchaînent. J'ai eu du mal à lâcher le livre pour aller me coucher, j'avoue, j'ai un peu veillé. Le rythme s'accélère, petit à petit jusqu'à un final grandiose avec pour décors ce parc gigantesque ou le danger rode.
En gros on retrouve tout ce qui me plait dans cette série, même si ils ont mis du temps à arriver.

Au final un tome un peu en dessous des autres où l'intrigue met un peu de temps avant d'arriver, mais qui finalement se termine en apothéose. J'apprécie toujours autant le personnage Antimony et j'espère qu'on va la retrouver dans un tome futur !

16/20
Mon avis sur les tomes précédents : tome 1 : Discount armageddon, tome 2 : Midnight blue-light special, tome 4 : Pocket Apocalypse, tome 5 : Chaos Choreography, tome 6 : Magic for Nothing
Autres avis sur ce tome : Melliane,

samedi 27 janvier 2018

Eric Carter, book 3: Hungry Ghosts de Stephen Blackmoore






Année de sortie : 2017
Éditeur : Daw Books
Nombre de pages : 281
Genre : Urban Fantasy





Mon avis :

Dans l'ensemble j'ai un peu moins apprécié ce tome que les précédents. Mais néanmoins la lecture a tout de même été très agréable et j'ai bien aimé le fait que ce tome termine un premier arc et donc qu'on ai une fin à cette histoire qui dure depuis le premier tome.

Eric Carter est un nécromancien. Son métier est d'éliminer les menaces potentielles pour les humains, il est en quelque sorte un chasseur de prime surnaturel. Il est donc expert pour tuer les surnaturels.

Lors d'une mauvais décision pour avoir des informations sur le meurtre de sa sœur, il a passé un pacte avec la Santa Muerte. Celle ci est seule depuis que Cortez à tué son mari il y a des centaines d'années lors de l'invasion des espagnols. Depuis son pouvoir est amputé de moitié et elle a donc besoin d'un nécromancien très puissant pour équilibrer les forces.

Mais elle n'a pas tout dévoilé bien entendu et Eric se retrouve dans un marché pour lequel il n'a jamais signé. Il a certes accès à un pouvoir immense, mais en échange il se transforme progressivement en statue de jade vivante ...
Il va donc devoir vraiment prendre ce problème en main avant d'être irrémédiablement liée à la déesse.

Difficile de vous faire un résumé plus précis de l'histoire sans spoiler vu que ce tome est en fait la fin de la première trilogie et donc cristallise tous les problèmes rencontrés dans les tomes précédent.

J'ai moins aimé ce tome en fait parce qu'en dehors du fait qu'Eric veut faire quelque chose, il n'a aucune idée de comment s'y prendre ou de ce qu'il doit faire vraiment. Il hésite tout du long, changeant d'avis tout le temps. En fait il est totalement perdu et ne fait que se laisser porter par les événements.
Certes on a un gros dilemme car des informations contradictoires n'arrêtent pas de lui parvenir et qu'il n'a aucune façon de savoir lesquels sont vrai. Mais du coup ça rendait un peu brouillon et il ne faisait que subir et attendre d'être en face du premier problème qu'il rencontre pour le régler. 

Par contre l'exploration de la mythologie Aztek était fascinante.
La seule difficulté pour moi a été de retenir les nom des différents lieux, créatures et divinités car quand vous jonglez avec toute une palette de noms pas du tout habituels du genre : Mictlantecuhtli et Mictecacihuatl, Huitzilopochtli, Chicunamictlan, Xiuhtecuhtli, Tenochtitlan ou Teotihuacan, il y a très facilement moyen de totalement s'y perdre ou d'en confondre.

Comme dans les tomes précédents l'intrigue a un rythme rapide, pleine d'action et de batailles, et remplis de détails qui ont leur importance. J'aime beaucoup l'ambiance de cette série d'urban fantasy noir, et je ne regrette pas du tout d'avoir lu cette trilogie.
L'auteur a annoncé qu'une second était dans les rails ce qui me plait beaucoup. Je continuerais les aventures d'Eric Carter avec plaisir !

16/20
Mon avis sur les tomes précédents : Tome 1 : Dead ThingsTome 2 : Broken Souls