Affichage des articles dont le libellé est Young Adult. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Young Adult. Afficher tous les articles

mardi 30 juillet 2019

Avis en Vrac #71 : Alastair Reynolds, Pierre Bottero, Rachel Aaron et Timothy Zahn

Comme les précédents, cet avis en vrac regroupe des avis courts que j'ai d'abord publié sur ma page facebook avant de vous les regrouper ici quand il y en a suffisamment.
  


 Vengeresse (Revenger)
de Alastair Reynolds
Années de sortie : 2016 VO, 2018 VF
Éditeurs : Bragelonne, Gollancz (lu en VO)
Nombre de pages : 425
Genre : Science-fiction


Je dois avouer que je suis un peu déçu de ce livre. Si l'univers a du potentiel, l'intrigue elle même était basique, avec des personnages monolithiques et quelques bons gros deus ex machina.

On est dans de la SF ou la technologie est plus assimilée à de la magie qu'autre chose.

En fait on est tellement loin dans le futur que plein de technologies ont été découvertes puis perdues au fil du temps. Dans le présent de l'intrigue on sort en quelque sorte d'un age sombre et on va à la découverte de ces anciennes technologies aussi bien humaines qu'extraterrestres.

On les découvre principalement dans ce qu'ils appellent des "écrins", des espèces de champs de forces protégeant des anciennes bases ou stations qui sont toujours actifs et mortels mais qui ont des défaillances de temps en temps (qui ont été enregistrés au fil des siècles et donc qu'on peut prévoir plus ou moins).

De nombreux vaisseaux ont pour but justement de faire fortune en fouillant ses écrins et en ressortant avec des merveilles ... ou des miettes ... ou en miette suivant la chance qu'ils ont.

Adrana et Fura Ness sont deux jeunes femmes rêvant de sillonner l'espace pour en découvrir ses trésors (dans les écrins). Malheureusement leurs rêves d'aventures va tourner très court à cause d'une pirate et c'est une quête de vengeance qui débute donc ensuite ...

Le potentiel du monde est énorme, mais malheureusement je n'ai pas vraiment été séduite par le reste. Vu que les points qui m'ont le plus déçu font parti de l'intrigue elle même je ne vous les dévoile pas ici pour ne pas spoiler.

En gros il ne faut pas s'attendre à plus que quelques aventures sans grand intérêt, malgré un style fluide et des pages qui défilent.

Bref, dommage.
14/20



Le pacte des Marchombres, tome 2 : Ellana : L'envol
de Pierre Bottero
Année de sortie : 2008
Éditeur : Rageot
Nombre de pages : 448
Genre : Fantasy


J'ai vraiment été agréablement surprise par ce second tome, alors même que je n'avais pas apprécié le premier.

Ellana avance dans son apprentissage chez les marchombres.
Son maître l'envoi sur un mission ou elle doit surveiller une caravane car sa route l'amène dans un lieu ou toutes les caravanes précédentes ont disparu.
Mais plus la mission avance, plus Ellana a du mal à s'y retrouver et s'interroge. La voie semble se dérober sous ses pieds et elle a du mal à identifier les amis des ennemis ...

Ce tome est le tomme de l'interrogation et de la remise en cause pour Ellana. Plus elle en apprend sur les marchombre et leur politique, plus elle hésite. Mais comme le titre le laisse penser elle va devoir apprendre à prendre son propre envol et s'éloigner des voies connues pour trouver son propre équilibre.

Comme je le disais plus haut, je suis rentré dans ce tome à reculons car je n'avais pas vraiment aimé le premier que je trouvais rempli de défauts en plus d'être bien trop jeunesse pour mon gout.

Celui ci gomme tout ce que j'avais à redire du précédent.
En dehors d'un micro passage ou je trouve dommage que l'auteur n'entretienne pas le suspense et zappe tout les passages les plus prenants, je n'ai pas grand chose à redire sur ce tome. J'ai aussi beaucoup moins ressentit le coté jeunesse.

Certes ce n'est pas non plus le livre le plus surprenant que j'ai lu, vu qu'on s'attend logiquement aux principales avancées mais il m'a quand même bien séduite par l'évolution des différents personnages et notre découverte du background qui s'approfondit. J'en suis ravie.

Du coup je suis bien plus motivée pour reprendre la série et je vais maintenant repartie sur la second trilogie d'Ewilan qui j'espère me fera le même effet !

16/20



Heartstrikers, book 2: One Good Dragon Deserves Another
de Rachel Aaron
Année de sortie : 2015
Éditeur : CreateSpace
Nombre de pages : 487
Genre : (Urban) Fantasy


Pour rappel dans cette série on suis Julius, le plus petit de la toute dernière "portée" issue de la très célèbre Bethesda the Heartstriker, un des dragons les plus puissant et un des plus crains du monde.
A 24 ans il ne peux pas faire grand chose en dehors d'essayer de survivre dans ce monde ou normalement seuls les plus forts ont le droit de vivre.
Mais Julius est un dragon un peu spécial, il n'est absolument pas comme ses frères et sœurs. Il est pacifiste, gentil, faible (pour un dragon), conciliant, patient ... il ne comprend pas toute cette envie de puissance de son espèce.

Le problème arrive lorsque sa mère se rend compte de son existence et décide qu'elle en a marre qu'il ne fasse rien de sa vie en dehors de jouer aux jeux vidéos alors qu'un de ses frère, Justin, est déjà devenu une de ses lames (les fameux guerriers qui forment la garde du clan Heartstriker). Elle décide de le bloquer dans une forme humaine jusqu'à ce qu'il prouve sa valeur.

Cette situation était le point de départ du premier tome.
Dans celui ci la situation change pour son clan quand ils se confrontent à un autre clan, celui des Three Sisters. Il faut savoir que cet autre clan est le seul en dehors du leur à avoir un Oracle dans ses rangs. Hors le but des dragons étant de gagner à tout prix, forcement chacun des deux clan est avantagé par rapport aux autres et ils finissent par se rentrer dedans, voulant tout les deux la même chose.

La guerre est donc sur le point de se déclarer. Mais Julius est toujours bloqué sous sa forme humain, lui qui n'était déjà pas de taille à combattre sous sa forme dragon !
En plus voila que son amie et associée, la sorcière Marci a été capturée par le chef des chasseurs de dragon, et qu'elle ne survivra que si elle se présente à un rendez vous accompagné d'un dragon ...

Ce tome faisait bien plus penser à de la fantasy non urbaine niveau ambiance et en dehors des voitures et autres moyens de transport et des pizza il n'y a que très peu de références à notre monde actuel. On ne côtoie d’ailleurs aucun personnage purement humain (si on ne compte pas Marci).

Je l'ai beaucoup apprécié, autant que le premier même si il était moins "léger" quand même (le premier était très fun et leger). On est plus sur une ambiance classique de fantasy, avec un peu de drame, quelques touches d'humour et une grande aventure.

Les personnages s’approfondissent avec le temps, on les comprend mieux dans ce tome ci.
Franchement une lecture très sympa !

16/20



Quadrail, book 1 : Night Train to Rigel
de Timothy Zahn
Année de sortie : 2005
Éditeur : Tor Books
Nombre de pages : 336
Genre : Science-fiction


Ce livre n'était pas du tout ce que j'en attendais, mais ça ne m'a pas empêché de passer un bon moment dans cette lecture.

Frank Compton est un ancien agent-espion du gouvernement. Lors qu'un message urgent lui arrive sous la forme d'un homme mort à ses pied, envoyé en plus par les aliens Araignées qui contrôlent le Qadrail, un train mystérieux qui est le seul moyen de transport rapide entre les galaxies, il n'hésite pas une seconde à se lancer dans une nouvelle aventure.

Il s'avère que ceux ci ont découvert que des vaisseaux de combat transitent illégalement via le Quadrail, ce qui devrait normalement être totalement impossible vu que tout ce qui est transporté est scanné à son arrivée et à sa sortie !

Evidemment Frank étant un agent aguerri, plutôt que d'essayer de trouver comment les vaisseaux sont passés, il décide de partir en chasse des commendataires, via le Quadrail, en mode infiltration, avec pour but de trouver qui pourrait bien vouloir commencer une guerre dans la zone ou les vaisseaux ont été retrouvés ...

Je ne sais pas pourquoi, j'avais ce livre depuis des lustres dans ma bibliothèque ebook et j'étais persuadé qu'il s'agissait de SF militaire. Mais en fait pas du tout, on est plus sur une enquête pleine d'aventure à la sauce espionnage sur fond de space opera.

Mais finalement malgré le fait qu'il était très différent de ce que j'avais imaginé j'ai finalement rapidement adhéré à l'intrigue. C'est la chose qui m'a le plus marqué. En plus je ne pense pas qu'il était possible de deviner le pourquoi du comment en se basant sur nos "trucs" habituels même si on lit régulièrement ce genre d'intrigues.

C'était aussi un tome qui est vraiment d'introduction. Le voyage de Frank sur le Quadrail était souvent plus une excuse pour nous dévoiler l'univers et les différentes races d'extraterrestres qui y vivent.

Cette diversité de physiques et de façon de vivre de ces différents peuples m'a vraiment fait penser à du Star wars, ce qui n'est pas étonnant pour ceux qui connaissent un peu l'auteur (vu qu'il a écrit pas mal de roman dans la franchise). Heureusement c'était vraiment le seul point commun, le reste était très différent.

Dans l'ensemble ce n'est pas non plus la lecture du siècle (on est loin des "waou") mais comme livre de divertissement il rempli totalement son rôle, avec une intrigue qui m'a tenue en haleine et un univers intriguant. J'ai bien envie de lire la suite maintenant, même si celui ci pouvait très bien se lire en tant que tome unique..

16/20




samedi 8 juin 2019

Rouge toxic de Morgane Caussarieu






Année de sortie : 2018
Éditeur : ActuSF
Nombre de pages : 352
Genre : Urban fantasy, YA







Mon avis

Cette lecture a été un échec. C'est bien malheureux vu que j'aimerais découvrir de l'UF française qui me plait. Mais il était vraiment trop marqué adolescent de par son cadre et ses personnages, et il n'a pas réussi à m'apporter un sentiment de nouveauté dans le genre.
 
Ce livre est sorti dans la collection YA de d'ActuSF. 

Faruk est un vampire qui tente de subsister en solitaire, tout en considérant les humains comme plus que juste des sacs de sang. Uune attitude étrange pour un des siens, rare.

Le voici devoir accepter une mission qui a pour but de protéger une jeune femme, Barbie. Celle ci est étudiante dans un lycée, Faruk ne sait pas du tout sur quoi il va tomber, et en plus il va devoir se faire passer pour un lycéen pour l'approcher ...


Peut être que cet échec est en parti du au résumé et de la couverture, qui m'ont donné une attente qui n'a pas été atteinte par le livre. Ils laissaient à entendre que Barbie était toxique. Je m'imaginais donc une ado vraiment rebelle, limite un personnage pire moralement que celui du vampire, qui lui en ferait voir de toutes les couleurs. Je m’attendais à du cynisme, peut être un peu d'humour noir.

Mais en fait pas du tout, j'étais vraiment très loin de la réalité. Barbie est en fait une ado tout à fait typique, et en dehors du fait qu'elle a toujours été protégée elle n'a absolument rien qui la distingue des autres ado du même genre qui ont pullulé dans tout les twilight-like quand c'était la grande époque. Elle m'a ennuyé au possible. Je n'ai rien trouvé en elle qui me donne envie de l'apprécier ou de compatir à sa situation.

(elle est vraiment toxique sinon, mais dans un autre sens du terme. C'était un jeu de mot dans le résumé)

J'ai pris une douche froide. Je sais que le coté ado, lycée, petites jalousies et guéguerres, ... est vraiment un sujet que je n'aime pas dans les romans. Mais je m'imaginais que vu que ce roman avait été qualifié d'anti-twilight, il allait peut être changer ma vision des choses en apportant un élément nouveau qui me ferait passer outre cette sensation.
Mais en fait non, pas du tout. De toute façon il ne m'a rien apporté de particulièrement nouveau. 
(mais je précise je suis une grande lectrice d'UF. J'ai lu tellement de livres de ce genre que je ne les compte plus, ça joue surement. Une personne plus nouvelle dans le genre trouvera peut être plus son plaisir).  

Faruk de son coté m'a un peu plus intéressé. Même si j'avoue qu'à certains moments vers la fin j'ai eu du mal à vraiment comprendre ses décisions qui vont à l'encontre de ce qu'était son personnage avant, il dans son ensemble reste agréable à suivre, un peu chaotique et dérangé, comme je les aime mes vampires.
En fait je n'ai continué et terminé ce livre que parce que je voulais voir l'évolution de ce personnage la.

Quand à l'intrigue principale, la encore pas vraiment de révélation de mon coté. Je l'ai trouvé très classique. Les retournements de situation ne m'ont pas vraiment étonné, le coté scientifique de la recherche est un coté qu'on a déjà vu dans de nombreux autres livres. Je n'ai pas eu l'impression de faire une découverte en gros.

Du coup on arrive à un ensemble très mitigé. J'ai terminé le livre mais je ne l'ai pas vraiment apprécié. Je me suis ennuyée et le ton était vraiment trop ado pour moi. 

jeudi 28 février 2019

L'anti-magicien, tome 1 de Sebastien De Castell







Année de sortie : 2018 (2017 VO)
Éditeur : Gallimard (Jeunesse)
Nombre de pages :464
Genre : Fantasy, Young Adult





Mon avis

Malgré quelques facilités et points un peu plus moyens, cette lecture a été agréable.

Kellen approche des 16 ans, l'age ou il doit prouver qu'il est un mage Jan’Tep si il ne veut pas devenir domestique dans sa propre famille ou travailler à la mine (en gros un esclave). Mais malheureusement, ses pouvoirs sont quasiment inexistants, malgré les efforts de ses parents depuis toujours pour faire de lui un grand mage. Du coup il est en réduit à faire semblant, ou à donner le change pour faire croire que ce n'est pas le cas.

C'est alors qu'arrive en ville Furia Perfax, une nomade Argosi, un peuple de marchands qui utilisent la science pour leurs tours. Avec elle et son amitié avec Kellen, va résultat tout une série d'épreuves qui vont secouer le jeune homme et le faire réfléchir à son avenir.


On va commencer par les points qui m'ont moins plu mais je précise une nouvelle fois que malgré tout j'ai aimé cette lecture.

Si il y a pas mal de retournements de situations qui eux ne sont pas vraiment prévisibles, notamment au niveau du world-building, le schéma global du livre est limpide dés les premières pages. On se doute totalement où va finir Kellen, rien de surprenant, que du classique. Les méchants restent les méchants, et en fait dés la description de départ de son meilleur ami j'ai compris qu'il n'allait pas le rester longtemps, et le fait qu'on n'ai quasiment aucune occasion de faire sa connaissance ensuite me l'a mainte fois confirmé.

Mais mon principal point noir a été toute la partie concernant les esclaves/domestiques des mages. J'ai trouvé la façon dont c'était traité très moyenne, à la limite du mauvais gout, et surtout j'ai peur que sur la suite, vu la fin de ce tome, on ne la traite finalement jamais et qu'ils finissent exactement dans l'état ou ils ont commencés.

Je suis d'accord qu'on n'est pas dans une dystopie où le but est de renverser le système, donc je ne m'attendais pas à ça. Mais même dans la vision de Kellen sur ces personnages (même vers la fin) on ne trouve nulle empathie, nulle révolte, rien qui montre qu'il a vraiment compris que cette situation était mauvaise et quelle méritait qu'on s'y oppose.
Au final j'avais l'impression que les passages en question étaient juste la pour faire avancer l'intrigue, ils avaient un coté trop anecdotiques et ponctuels.

Ça viens surtout je pense du personnage de Kellen. Durant le livre je n'ai pas eu de difficulté pà me prendre au jeu et à m'identifier à lui et à ses problèmes ou à comprendre ses réactions. Mais c'est vrai qu'avec le recul ce n'est pas vraiment un personnage très sympathique par certains cotés.
Son principal problème étant qu'il est foncièrement égoïste, les problèmes des autres ne le concernent absolument pas puisque de toute façon "il n'a rien fait, ce n'est pas sa faute".

Pour nuancer je comprend bien que c'est le premier tome. Le personnage évolue déjà pas mal entre le début et la fin et c'était justement le but je pense. Mais il fait tout de même le noter.

Après les autres points sont moins importants, comme le fait que j'aurais aimé avoir plus d'explications sur la magie ou les sciences (ici on doit limite deviner à certains moment comment ça fonctionne, on nous donne juste certains indices au fur et à mesure - limite pour moi on se rapprochait d'un TGCM*).
Par exemple on nous dit qu'il y a 6 formes sans jamais nous les citer entièrement, et ensuite on découvre (enfin quelqu'un dit) qu'il y en a 7 mais on n'a aucune idée de ce qu'est la 7ième ni de ce qu'elle a de différents avec les autres. Trop de flou tue le flou. Je n'ai aucune idée claire de comment tout ça marche vraiment et ça me frustre.

Par contre un point que j'ai beaucoup apprécié a été le world-building. Il s'en passe des retournements de situations sur ce point, c'était vraiment très intéressant de les découvrir petit à petit. Et il est déjà pas mal riche pour un premier tome, j'ai hâte d'en découvrir plus dans la suite, ça c'est sur.
Le peu qu'on découvre de la magie est aussi assez original, avec ce métal qu'on tatoue en bande pour attirer la magie.

Le peuple de Kellen, les Jan’Tep, sont en fait le pire peuple qui soit. Ils sont égoïstes, auto-centrés, ils se prennent pour les meilleurs. Bien sur on est aussi très loin du féminisme. Au final rien de nouveau, vu que c'est un peu toujours le cas en fantasy. L’intérêt du livre est justement le fait de voir Kellen petit à petit ouvrir les yeux sur ces défauts.

En fait au final de toute les personnages, seuls ceux extérieurs aux Jan’Tep valent le coup d'être cités.

On retrouve en premier Furia Perfax. Elle est un peu le bon sens incarné. Elle ne se laisse pas marcher dessus en montrant une confiance en elle qui n'est des fois que de façade. J'aime bien imaginer en elle la grande sœur ou la mère que Kellen aurait mérité d'avoir.
J'ai aussi vraiment envie d'en savoir plus sur ses fameuses cartes dont je n'ai rien compris une nouvelle fois (ça fait parti des points dont j'aurais aimé avoir plus d'infos, ça reste trop flou pour moi).

Et bien sur je ne peux pas terminer sans vous parler de Rakis, un personnage qui n'arrive que tardivement dans le récit mais qui le marque durablement. Il s'agit en fait d'un chacureil (une espèce d'écureuil de la taille d'un chat) au langage totalement ordurier et cynique qui a un sacré caractère mais aussi pas mal d'humour.

Malgré tout ce que j'ai développé avant pour vous expliquer ce que j'avais moins aimé, il n'en reste pas moins que j'ai passé un bon moment dans cette lecture, ça ne m'a pas gâché mon plaisir. L'écriture est vraiment fluide et le rythme est bon, on n'a pas du tout le temps de s'ennuyer.
En plus il est relativement complet et complexe pour un livre YA, avec des personnages moins manichéens et figés dans leurs schéma que ce qu'on trouve en général.


Au final une lecture un peu mitigée, ça reste du YA, mais elle était tout de même bien agréable. A noter quand même que je l'ai terminé d'une traite, ce qui devient très très rare pour les romans YA, et que je lirais la suite.


15/20


Autres avis sur ce tome : L'ours inculte, Sia, Phooka, ...


*TGCM : Ta gueule, c'est magique ou TGCT avec Technologique à la place.

vendredi 8 février 2019

Skyward, tome 1 de Brandon Sanderson







Année de sortie : 2018
Éditeur : Gollancz
Nombre de pages : 528
Genre : Science-Fiction





Mon avis :
Un excellent roman YA, sans le coté un peu trop classique de l'évolution du personnage il aurait largement pu terminer dans mes coups de cœur.

Il y a en fait deux sujets d'intrigues différents dans ce tome : celui spécifique à ce tome ci qui concerne l'évolution du personnage dont la fin était un peu trop déjà-vu à mon gout et sans réelle surprise, mais par contre il y avait aussi celui qui concerne l'intrigue principale de la série qui lui était vraiment bien fait et qui me donne envie de connaitre la suite.
 
Résumé : Défaits, écrasés, quasiment menés à l'extinction, les derniers humains survivants sont piégés sur une planète constamment attaquée par des vaisseaux spatiaux extraterrestres.
Spensa, une adolescente qui a vécu toute sa vie dans des cavernes souterraines ou les humains se sont réfugiés voudrait devenir pilote. Mais à cause d'une faute de son père quand elle était petite, son rêve semble s'éloigner petit à petit. Jusqu'au jour où lors de ces explorations elle tombe sur une épave d'un ancien vaisseau, datant d'avant l'arrivée des derniers humains sur la planète.
Elle décide de ne pas abandonner et de tout donner avec pour but d'arriver à l'école de pilote et ainsi pouvoir réparer et convaincre le vaisseau de l'aider, car contre toute attente celui ci semble avoir une âme ...

*****

J'ai vraiment adoré cette lecture. En fait sur la première partie j'ai réellement pensé que ce livre pouvait devenir mon premier coup de cœur de l'année, parce qu'il en avait tout les éléments. Mon avis est un peu descendu sur la seconde partie et surtout sur la fin mais il n'en reste pas moins une de mes lectures marquante du début de cette année.

On est vraiment dans un livre d'aventure SF fun et plein de mystère. Du genre qui nous donne envie de continuer et de ne pas s'arrêter. Ne cherchez pas d'explications scientifiques, ici la technologie est traitée un peu comme la magie. Les humains la redécouvrent petit à petit après l'avoir perdu, et Spensa ne fait pas parti des rares capable de comprendre son fonctionnement. 

Je pense que si j'avais lu ce livre étant jeune adulte, avec moins d'attentes, il aurait surement été une de mes lectures préférées. Ils sont rare les livres YA avec toutes les clichés du genre (sauf la romance) qui arrivent à me tenir, et celui ci en fait parti.
Il est vraiment passé tout seul, je ne me suis pas ennuyée une minute et je l'ai dévoré en deux jours.

Spensa est une rejetée, tout le monde l'accuse d'avoir la même faiblesse que son père qui a fuit les combats lors de LA grande bataille de l'humanité ou elle a pu reprendre un peu le contrôle de la surface de la planète. Du coup elle est le mouton noir et tout le monde connait sa tête. Ses amis sont rares (et précieux) et cette gamine solitaire forcée a un sacré ressentiment qui ressort pas mal dans son caractère. Pour autant elle ne sombre pas dans la colère et sait rester positive. Ignorer les commentaires a fini par devenir une second peau pour elle.

Du coup quand elle découvre son épave et surtout l'AI du vaisseau, M-Bot (oui oui, l'auteur fait même une référence à Murderbot dans le livre lol) qui va devenir son compagnon, elle redécouvre un peu ce que c'est que d'avoir des buts et ne laissera rien passer en travers de son chemin.

Une grande partie du récit suis Spensa dans l'école de pilotage et franchement je trouve que ces passages sont excellents. Ça m'a fait vraiment penser à tout les animes de Mecha du genre que j'avais vu dans un passé plus ou moins lointain (Macross Frontier, Mai-HiME, Aquarion, Gunbuster ...). Du coup il y a vraiment un coté nostalgique que j'ai ressentit dans ce livre et qui m'a vraiment plu. 

J'ai aussi adoré M-Bot, il est hilarant et lui et Spensa s'entendent d'une façon bien particulière. Il est vraiment une des personnalités marquantes de ce tome. Il est à la fois naif et philosophique, il fait un peu office de grande frère bizarre de Spensa.

Le mystère du passé des humains est aussi au cœur de l'intrigue. On se demande pourquoi on continue de les attaquer et comment ils sont arrivés sur cette planète en ruine. Celle ci était dans le passé entourée d'un gigantesque bouclier qui tombe en morceau petit à petit mais qui reste très dangereux car ses systèmes de défense sont encore à moitié fonctionnels et si on s'en approche trop ils peuvent contrattaquer car ils n'ont pas l'air d'apprécier la présence des humains. Du coup même quand on est à la surface de la planète, on ne voit que rarement le ciel, celui n'apparait que lors qu'une trouée est suffisamment grande pour que de loin on l'aperçoive.

En plus la surface est dangereuse car en permanence des déchets tombent du ciel, des fois énormes, comme une pluie de métal rouillé et de verre. D'autant plus que les mystérieux extraterrestres qui les attaquent tout le temps se cachent parmi les objets qui tombent pour attaquer en douce.

Sur la fin du livre c'est ce coté la qui m'a le plus plu, et j'avoue que l’avènement de Spensa en tant que pilote n'était pas vraiment ce qui m'a le plus intéressé. Au final on pourrait presque dire que du coté de l'intrigue principal ce tome se termine en cliffhanger. En tout cas on découvre un élément qui donne vraiment envie de lire la suite ! 

Au final malgré ma petite déception sur le coté trop classique et déjà vu de l'évolution de Spensa dans son école de pilote, j'ai vraiment apprécié ce livre de SF fun, prenant et plein de mystère.
Ceci dit je m'attendais à l'apprécier, c'est du Sanderson, et rares sont ses livres qui m'ont vraiment déçu.


16.5/20

mardi 13 novembre 2018

La trilogie du Tearling, tome 1 : La reine du Tearling / Reine de cendres de Erika Johansen







Année de sortie : 2016 (2014 VO)
Éditeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 599
Genre : Fantasy
 
 
 
 
 
Mon avis
 
Malheureusement, ce premier tome a eu du mal à me convaincre.
 
Kelsea a vécu toute sa vie cachée. Elle sait néanmoins que quand les gardes arriveront elle devra les suivre et prendre sa place de reine, ce pourquoi elle a été éduquée. Mais ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est qu'on lui ai caché des choses sur son propre royaume. Et ce qu'elle découvre en arrivant enfin lui déplait fortement ...

****
 
Mon principal problème est que j'ai vraiment eu du mal avec le facteur crédibilité surtout sur le début du livre.
Kelsea est une personne recluse toute sa vie, qui n'a jamais vu d'autres personnes en dehors de ses parents adoptifs, sauf de très loin, qui n'a jamais vu même d'autres lieux de vie que la chaumière et les bois ou elle était, qui n'a jamais parlé qu'a deux personnes en tout et pour tout.
Je n'arrive pas à m'imaginer qu'une telle personne puisse sans problème du jour au lendemain se mêler au reste de la population, à faire des discours devant une foule en colère ou être le centre de l'attention sans un minimum d’anxiété ne serais ce que sociale. La façon dont Kelsea réagit ne m'a pas semblé en rapport avec son personnage tel qu'il aurait du l'être.

En plus le fait de ne pas l'avoir mis au courant de ce qui se passait vraiment n'est absolument pas logique. Surtout qu'on lui dit qu'elle comprendra plus tard au début et en fait ... on n'en parle plus du tout. Donc moi je n'ai pas compris. Je ne vois absolument pas quel bénéfices ils espéraient obtenir avec cette retenue d'informations cruciales. En fait je n'y vois que des inconvénients et c'était couru d'avance que ça partait à la catastrophe.

En gros pour moi ça n'était la que pour poser problème et faire avancer le scénario. Ce qui est un très mauvais point dans un livre. Et ce genre de situation/décision invraisemblable mais présent juste pour faire avancer l'intrigue se reproduit à plusieurs reprises dans le livre (mais je ne détaillerais pas les autres, pour ne pas spoiler).

Le second mauvais point est le coté hyper manichéen. Les méchants sont vraiment très méchants, et juste pour être méchant, et les gentils sont aussi trop cliché du bon et du juste (on a même droit à un clone de robin des bois). Ça semble vraiment très nunuche de parler de méchants et de gentils de cette façon mais c'est exactement ce que j'ai ressentit. En fait il manque des personnages ou de situation entre les deux. C'était bien trop cliché sur ce point au final. 
 
Je n'ai pas non plus particulièrement apprécié les trop nombreuses références à notre monde. Comme si en tant d'années les références étaient restées les même, sans qu'il y ai d'autre création depuis. Je sais que c'est l'idée justement qui est mise en avant pour le justifier mais ça n'est pas crédible du tout, car dans toute l'histoire humaine même dans ses pires moments il y a toujours eu création d'une façon ou d'une autre, même avant l'arrivée de l'imprimerie. 
 
De même les parallèles aux problèmes/situations actuel(e)s qui arrivent comme un cheveux sur la soupe et sans rapport aucun avec l'intrigue m'ont un peu énervés. C'était comme si l'autrice voulait vraiment les intégrer juste pour faire bien, ou pour qu'on puisse pas lui reprocher de ne pas l'avoir fait.

Bon pour nuancer le tout, malgré tout ce que j'ai abordé avant, la seconde moitié du livre m'a bien plus plu que la première. Une fois les choses installées et les incohérences du début oubliées, finalement l'intrigue c'est bien développée et je voulais savoir ce qui allait arriver à Kelsea et à toute la bande qui l'accompagne. Je me suis attaché aux personnages et le coté intriguant de savoir ce qui se passait à pris le dessus et m'a donné un avis bien plus positif.

Au final je pense simplement que tout les points que j'ai trouvé problématique sont du au fait que ce livre est clairement destiné à un public plus jeune que moi (YA) qui ne fait en général moins attention à ce genre de défauts (ou pour qui justement certains points sont des bonus au contraire, notamment pour les références).

Je lirais quand même la suite, comme je l'ai dis la seconde moitié m'a réconcilié avec ce livre malgré ses défauts. Mais je partirais surement avec plus de recul et des attentes moins hautes.


15/20

jeudi 6 septembre 2018

Avis en Vrac #55 : Olivier Gay, Kim Harrison, Kevin Hearne et S.A. Magnusson

 Salut à tous !

Je reprend une ancienne habitude que j'avais mise de coté pour vous faire une série de chroniques plus courtes que la normale dans un seul billet !
Toujours en mode rattrapage de mes lectures de vacances, avec une sélection d'urban fantasy.



(Photo : La.Kritikeuze)
Le noir est ma couleur, tomes 2 à 5
de Olivier Gay
Année de sortie : 2014-2016
Éditeur : Rageot
Nombre de pages : 304, 292, 288, 277
Genre : Urban fantasy, young adult


Suite aux événements du premier tome Manon ne sait plus quoi faire. Elle cache son nouveau statu à ses parents et essaye de faire comme si tout allait bien. Mais un nouvel élève, ami de ses parents, va tout faire pour gâcher sa relation avec Alexandre ...

Bon, ça ne va pas être un avis facile à faire et je vais essayer d'être succincte pour ne pas en parler pendant des pages. J'ai vraiment eu du mal avec cette série.
En fait du début à la fin je n'ai pas réussi à vraiment m'attaquer aux personnages. Je n'ai continué que parce que je voulais en savoir plus sur l'intrigue concernant la magie.

Et c'est sans doute de la que vient ma déception parce que celle ci n'évolue quasiment pas pendant un long moment (elle revient un peu à la fin du tome 3).
Du coup tout ce qui se passe avant ce n'est que des histoires d'amourettes d'ado qui apprennent à se connaitre tout en étant contrarié par la vie. Et j'avoue que ce n'est pas du tout ce que j'aime dans les livres, je ne peut pas m’empêcher de lever les yeux au ciel toutes les deux pages tellement je trouve marqué "ado". 

On pourrait se dire qu'après le troisième tome tout se remet en place. Mais en fait pas du tout vu que le 4ième tome n'est qu'une interminable course poursuite qui n'apporte pas grand chose à l'histoire principale. Heureusement on avait quelques révélations à la fin et je me disais que ça serait peut être pour le dernier tome.

Et j'avais à moitié raison. Si ce dernier tome traite enfin des sujets qui m’intéressaient, il avait néanmoins pas mal de défauts. Je lui est principalement reproché le fait que tout arrive d'un coup. Au niveau rythme global sur la série on sent bien qu'il y a eu un changement de plan et qu'il fallait d'un coup tout résoudre en un seul tome. C'est un peu dommage, surtout qu'une partie importante de l'intrigue magique qui m’intéressait (comment allait-elle se débarrasser de son hôte) n'est absolument pas résolue dans le tome !
Sans parler du fait que j'ai trouvé les antagonistes vraiment trop simples, je n'ai pas très bien compris leur but au final, c'était flou. Ils voulaient résoudre le mystère de la magie ou s'en prendre aux mages? Je ne trouve pas du tout leur plan logique.

Bref, heureusement que l'écriture rattrape un peu le reste. Si les livres n'avaient pas été très fluide à lire j'aurais arrêté bien avant la fin.

10/20



Rachel Morgan, book 10 : A Perfect Blood
de Kim Harrison
Année de sortie : 2012
Éditeur : Eos
Nombre de pages : 512
Genre : Urban fantasy


Rachel découvre qu'il n'est pas facile de vivre quand on n'est plus considéré humain. Tout se met en travers de son chemin pour l’empêcher de simplement vivre sa vie normalement. Heureusement une enquête lui est proposée pour tenter de découvrir qui assassine des sorcières de façon très démoniaque ...

J'ai vraiment bien apprécié ce tome ! Il revient aux racines de la série avec une enquête sur les chapeaux de roue.
L'enquête elle même était vraiment bien faite, pleine de suspense et vraiment effrayante de par l'horreur qu'ils découvrent au fur et à mesure. Rien à dire la dessus, c'était vraiment très sympa et c'est une des partie que j'apprécie le plus dans cette série.

Mais en plus de cela j'ai aussi bien apprécié l'évolution de Rachel. Elle se remet bien en cause ici, elle commence à accepter ce qu'elle est vraiment alors que jusqu'ici elle se voilait un peu la face. Elle a toujours se mélange de vulnérabilité et de fille fonceuse mélangé en elle. Un drôle de mélange parce que des fois ses réactions font plus pensé à une ado perdue qui veut juste que tout redevienne comme avant et pourtant une fois qu'elle a prit une décision elle n'hésite pas une seule seconde et prend ses responsabilités.

Nous retrouvons bien sur tous les personnages secondaires qui sont tellement attachants. Pas de grosse évolution dans ce tome ci les concernant (mais en même temps vu tout le reste ça aurait peut être été un peu trop d'en rajouter) mais ça ne nous empêche pas de les apprécier, bien sur.

16.5/20


Iron Druid Chronicles, book 9: Scourged
de Kevin Hearne
Année de sortie : 2018
Éditeur : Orbit
Nombre de pages : 304
Genre : Urban fantasy


J'arrive enfin à la fin de cette série. Je suis triste de savoir que je ne pourrais plus retrouver les personnages à partir de maintenant, de leur dire au revoir.

La fin de cette histoire se termine bien entendu sur le Ragnarok tant attendu, la dernière bataille et toutes ses conséquences sur la terre et nos héros.
Au niveau de l'histoire je n'ai rien à dire, chaque passage était bien dans l'histoire et n'avait rien de superflu. Mon seul petit regret a été le manque de travail de groupe entre nos trois druides, j'aurais bien aimé voir à nouveau leurs interactions autres que les rares fois ou ils se rencontrent entre deux batailles.

Comme fin de série ce tome était tout ce qu'on pouvait en attendre. On retrouve tous les personnages, petits ou grands, on termine tous les arcs narratifs de façon satisfaisante. Mais j'ai tout de même ressentit une petite dualité sur ce tome.
D'un coté je reconnais qu'il est ce qu'il devrait être, la suite logique de tous les autres vu la façon dont s’orientait l'intrigue dans les tomes précédents. Mais en même temps ça m'a un peu énervé de la lire. 

Je crois qu'en fait je n'avais pas envie de savoir, pas envie de ressentir toute cette tristesse. Car oui cette fin est triste, triste pour plein de raisons différentes mais principalement pour Atticus. On est loin de la fin à la Disney ou à celles des films américain où on ressort avec le sourire parce que nos héros ont gagné et peuvent enfin "se marier et vivre heureux". Non ici la fin est plus une déchéance petit à petit.

Après ce n'est pas non plus tout noir car la ou il y a de la vie il y a de l'espoir. Espoir en plus renforcé par la nouvelle présente à la toute fin du roman dans mon édition et qui nous permet vraiment d'entrevoir la lumière au bout du tunnel.
Et d'un coté je suis contente d'avoir lu cette histoire directement à la suite de la vrai fin du roman. Mais d'un autre coté c'est vrai que la vrai fin était très forte, et que cette nouvelle amoindrit son effet car on sent que tout peux redevenir normal. C'est un peu comme si on mettait directement un pansement sur la blessure avec l'assurance qu'elle cicatrisera bien. 

Au final, malgré tout j'ai vraiment bien aimé cette fin. Ce qui est sur c'est qu'elle est bien marquante et que je ne risque pas de l'oublier avant un moment.

16.5/20


Medicine and Magic, book 1: Flatline
de S.A. Magnusson
Année de sortie : 2018
Éditeur : Autoédité
Nombre de pages : 352
Genre : Urban fantasy


Un petit nouveau dans ma bibliothèque. Je cherchais des séries un peu plus récentes pour remplacer toutes celles du genre que j'ai terminé ces derniers mois et je suis tombé sur de bons avis dessus, du coup je me suis laissé tenté. 

Kate est une interne qui travaille dans les urgence de l’hôpital de sa ville. Elle fait parti d'une grande famille de sorciers mais elle n'a jamais pu y avoir sa place car elle n'a pas la magie habituelle et sa famille a toujours eu peur qu'elle ne puisse utiliser que la magie noire, une magie totalement interdite et traquée par le Conseil. Du coup elle a décidé de vivre une vie humaine, normale.
Mais elle a toujours eu un lien avec la mort, elle la sent venir ou rester à distance chez ses patients et c'est un fait qui l'aide vraiment à les soigner, un bonus pour elle en gros.

Mais un jour alors qu'elle rentre du boulot elle sauve un homme attaqué par deux créatures très bizarres quelle ne reconnait pas en utilisant sa magie. Ce qu'elle ne sait pas c'est que c'est homme est l'un des agents du Conseil, un de leurs chevaliers d'élite, dans quel pétrin c'est-elle encore mise?

Ce que j'ai bien aimé touche principalement à l'univers. Pour l'instant il reste un peu mystérieux mais il a du potentiel. On évite aussi l'écueil de la romance entre les deux personnages, un autre bon point. 

Par contre j'avoue que je n'ai pas été vraiment super impressionné par les personnages. On sent qu'il y a un potentiel aussi la dessous mais il ne s'exprime pas vraiment. Le chevalier est un peu cliché dans le genre "je parle peu mais j'agis" et Kate pour l'instant n'a pas vraiment de traits de personnalité forts qui la font ressortir.

Au final j'ai bien aimé cette lecture mais c'est vrai qu'elle manque quand même d'un petit plus pour vraiment la mettre en avant par rapport à toutes les autres séries du genre, même si l'univers a du potentiel que j'ai envie de voir exploité.

15/20


Le noir est ma couleur et Iron Druid Chronicles ont été lus dans le cadre du challenge S4F3 Saison 4


https://albdoblog.com/2018/06/17/challenge-summer-short-stories-of-sfff-saison4/

vendredi 29 septembre 2017

La magie de Paris, tome 1 : Le coeur et le sabre de Olivier Gay






Titre Original : Le cœur et le sabre
Série : La magie de Paris, tome 1
Année de sortie : 2017
Éditeur : Castelmore
Nombre de pages : 250
Genre : Urban fantasy Young adulte




Résumé

Chloé, élève en seconde, assiste un jour par hasard à un combat à l'épée entre Thomas, un élève d'une autre classe qu'elle connaît à peine, et une sorte de démon. L'adolescente tente d'intervenir mais est blessée et perd connaissance. A son réveil, la créature est morte et Thomas lui explique qu'il est un mage et que sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons.


Mon avis

Un petit livre rafraichissant qui m'a fait passé un bon moment. Certes il ne révolutionne pas le genre mais il reste une lecture agréable et j'ai envie d'en savoir plus.
J'ai demandé ce livre entièrement à cause du nom de l'auteur, je ne savais rien sur ce livre avant.

J'ai mis un petit temps avant de vraiment me rentrer dans l'histoire, ne me retrouvant pas trop dans la façon dont Chloe accepte le surnaturel, mais ce n'est pas vraiment important. C'est inévitable en fait dans ce genre de livres ou une humaine lambda se retrouve dans une situation tellement bizarre pour elle.
Heureusement ce passage qui m'a dérouté n'a pas duré longtemps et j'avoue que j'ai été (et suis toujours) intrigué par la magie de ce monde.
Finalement on ne nous en dit pas beaucoup, tout reste très mystérieux et bien sur les réactions des "démons" nous poussent à nous poser des questions. 

Je dois dire que par contre j'ai bien accroché avec Thomas, il a un humour et une façon de voir les choses désinvoltes qui m'a bien plu. J'adore ce genre de personnages qui sont en général surprenant et marrant, tout à fait mon truc. Le seul point qui m'a paru un peu bizarre c'est le fait qu'il ne se doute pas de son problème avant, quand on fait la révélation il ne semble pas surpris, comme si il le savait alors que quelques pages avant il avait vraiment l'air de ne pas savoir et de se poser la question, mais bon je me pose peut etre moi aussi trop de questions :P.

Chloe est de son coté une jeune fille tout à fait normale, exactement telle qu'on se l'imagine. Sans surprise en fait, un peu rentre dedans et n'hésitant pas à mettre les pieds dans le plat quand il le faut (ou pas !).

Au final j'ai passé un bon moment. Le thème est hyper classique, et si vous connaissez un peu le monde du fantastique jeunesse ce livre ne vous dépaysera pas vraiment.
Mais néanmoins la manière d'aborder les mages et le mystère autours des démons semblent annoncer des révélations que j'ai hâte de connaitre.
A réserver pour les amateurs du genre.

15.5/20

J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un service presse de l'éditeur, Castelmore, via Netgalley.

vendredi 19 mai 2017

Le pacte des Marchombres, tome 1 : Ellana de Pierre Bottero






Titre Original : Ellana
Année de sortie : 2006
Éditeur : Rageot
Nombre de pages : 425




Résumé :

" - Ellana, la voie des marchombres ne t'apportera ni richesse ni consécration, elle t'offrira en revanche un trésor que les hommes ont oublié : ta liberté. Si tu le désires, je peux accompagner tes premiers pas. - Que voulez-vous dire ? "

Mon avis :

Une lecture sympathique mais mon esprit d'adulte à du mal à accepter certaines facilités du récit, du coup je ne l'ai pas autant apprécié que j'aurais pu si je l'avais lu il y a une 15ène d'années.

Au niveau de l'intrigue général elle est très classique mais vraiment très sympa, dans ce premier tome c'est le voyage initiatique et l'apprentissage d'Ellana, qui découvre le monde et qui va vers son destin.
En fait l’atmosphère est vraiment très magique, au début on se croirait plus dans un conte que dans un roman.

On suis la vie d'Ellana, depuis sa tendre enfance jusqu'à son arrivée dans la guilde des Marchombres.
Elle a eu à la fois une enfance triste mais magique, elle sait se débrouiller par elle même et ne tisse pas vraiment de liens affectifs forts avec les autres, même si elle a quelques amis.

Du coup le rythme est assez lent au début, on se demande un peu ou veut en venir l'auteur, surtout qu'on a pas vraiment de méchants ou de but final, on suis juste la vie de quelqu'un dans un monde magique. Je précise que je n'ai rien contre cet état de fait, j'ai bien aimé ces passages, ce n'est pas un reproche mais une constatation.
Je trouve que justement ça donne un aperçu en douceur du monde, on n'est pas pressé, il n'y a pas de menace éminente, du coup on peut prendre notre temps pour l'explorer, voyager et nous le faire découvrir en quelque sorte, en même temps que l'apprentissage d'Ellana.

Ce coté la m'a bien plu, même si je dois avouer que c'est assez classique comme format, du coup ça n'a pas non plus été une lecture dont je me souviendrais toute ma vie, mais elle n'en reste pas moins sympa à lire sur le moment.

J'ai quand même certains reproches à lui faire, comme le fait que l'auteur n'introduit ses éléments importants que quelques pages avant qu'ils deviennent importants, et du coup c'est limite trop facile parce que ça en devient évident.
Ellana aussi est un personnage un peu trop facile j'ai trouvé, elle est parfaite dans son rôle, rien ne la perturbe, elle avance et se préoccupe peu des autres. C'est un trait de caractère que j'avais déjà reproché à Ewilan et du coup je n'ai pas été très satisfaite de voir revenir ce défaut.
Il y a aussi quelques facilités dans le fait que souvent on n'a pas vraiment assez de détails pour mon gout ce qui rend certains passages un peu bancal, par exemple quand il ne nous parle plus du tout des blessures d'un des personnages comme si il n'avait pas été blessé alors que ça c'est produit 20 lignes avant ... Même si ça reste un univers magique, j'aime bien qu'il y ai de la consistance dans le récit et pas qu'on en oublie certains points d'un coup.

Après ce sont des points qui font tilt sur le coup mais au final ils ne sont pas vraiment très importants, en fait je pense que c'est juste parce que le récit est un peu trop jeunesse pour moi qui suis habituée à des livres qui parlent de tous les détails.

Au final une bonne lecture, pas un coup de cœur, mais suffisamment agréable pour avoir envie de lire la suite !

16/20

mercredi 3 mai 2017

Avis en Vrac #37

Salut à tous !

Une fois encore je vais vous faire une série de chroniques dans un seul billet !


Noirs démons, tome 1 : Tout ce qui brûle
de Suzanne Wright
Année de sortie : 2017
Éditeur : Milady
Nombre de pages : 475


Je dois dire que je n'attendais pas grand chose de ce livre au départ. Je me suis un peu lassée de l'autre série de l'auteur et je ne voulais pas trop en rajouter.

Et finalement c'est un pari réussi car même si on retrouve l'humour et les personnages caractéristiques de l'auteur, au final cette série arrive vraiment à se démarquer niveau ambiance et elle s'annonce vraiment sympa avec son principe assez original et le fait qu'il y avait quand même une intrigue principale bien menée.

Nous suivons ici Harper qui fait parti d'un clan mineur de démons. Elle possède un salon de tatouage et remplace occasionnellement une amie dans des combats en arène. Rien que de très normal pour son peuple, féroces guerriers jusqu'aux ongles. Jusqu'au jour ou par hasard elle rencontre Knox, un mystérieux maitre démon, et qu'ils se rendent compte qu'ils sont liés. Il est son ancre.
Très différent du lien d'ame-soeur des garous de la Meute ce lien la n’inclus normalement rien d'ordre affectif ou sexuel, c'est juste une façon pour leur démons de se stabiliser mutuellement en empêchant la lente descente vers la folie de certains démons solitaire.
D'ailleurs dans la très grande majorité des cas les ancres ne sont pas amants, et encore moins compagnons qui est l'équivalent d'un mariage. Ils sont partenaire, amis, un peu comme un frère mais pas de sang.
Mais Knox a décidé qu'il en serait autrement, Harper le charme énormément et il ne pourra pas se contenter d'une simple relation amicale. Il va donc essayer d'en convaincre Harper.
Mais pas facile quand la menace est de partout et qu'un grand changement politique se dessine parmi les démons ...

Je m'arrête la pour les explications parce que si j'en dit trop ça risque de gâcher un peu la lecture de ceux qui ne connaissent pas encore. On pourrait croire vu mon résumé que la romance est vraiment très prédominante, mais en fait non. L'histoire principale, qui se dévoile petit à petit prend aussi une place importance et elle est aussi intéressante que le reste.

Comme je l'ai dit juste avant on retrouve vraiment les personnages haut en couleur et ultra dominants caractéristique de l'auteur. Sauf pour Harper justement qui se démarque totalement. Personnage assez simple et très calme elle n'est pas du genre à crier de partout qu'elle est la plus forte ou à vuloir imposer son avis. Au contraire elle est très indépendante et va la ou elle veut sans rien demander à personne. Et c'est ce coté qui attire vraiment Knox, qui n'a pas l'habitude qu'on lui refuse grande chose vu sa puissance. Se retrouver en face d'une personne qui sans vraiment lui tenir tête, parce qu'elle ne cherche pas la bagarre, ne l'écoute pas et fait juste ce qu'elle veut, est une chose inconnue pour lui. Et il apprécie énormément ça.
Du coup il va tout faire pour la séduire.

C'est vrai que le personnage de Knox est un peu caricatural sur ce point, il est totalement dans la lignée des alphas de la meute, et que certaines personnes n'aiment pas son coté ultra dominant qui tente par tous les moyens (sauf la force) de faire imposer son avis. En effet, même si il a souvent raison (et Harper est d'accord même si elle ne veut pas le reconnaitre assez souvent), il est un peu lourd a insister en permanence et a utiliser la ruse des fois pour y arriver.
Mais bon, tous les amateurs des autres livres de l'auteur sont habitués à ce genre de personnages et ça ne choquera personne je pense.

Au final une bonne lecture qui a du suffisamment se démarquer des autres livres de l'auteur. je n'en attendait pas grand chose mais j'ai su changer d'avis.

16.5/20


Le club des gentlemen, tome 3 : Trois nuits ou jamais
de Tessa Dare
Année de sortie : 2012
Éditeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 373


Un dernier tome vraiment très sympa, sans doute celui que j'ai préféré de la trilogie.

Le personnage que nous suivons dans ce tome n'était pas tellement bien décrit dans les précédents. Ce ci n'est pas tellement étonnant vu que les membres du club ne s'aiment pas particulièrement, étant particulièrement différents en tout point, n'ayant comme seul point commun l'affreux crime qui a lieu au tout début du premier tome.

Julian s'en veut de la mort de Léo, il était son meilleur ami et il compte bien le venger, coute que coute. Il veut protéger la sœur de Léo, Lily, devenue sourde suite à une maladie. Il pense qu'elle devrait épouser quelqu'un de son rang et vivre une vie protégée. Mais Lily elle sait qu'il en est autrement. En dépit de sa fortune elle est déjà bien trop âgée pour avoir une chance au mariage - sans parler de son handicap - , et de toute façon une seul homme l’intéresse : Julian.
Elle se rend compte que Julian s'éloigne d'elle depuis que Léo est mort, il consacre tout son temps à la recherche des assassins, et elle a peur qu'il finisse comme son frère à force de fréquenter les bas fond.
Du coup elle lui propose un marché : qu'il l'accompagne à 3 soirées mondaines, dans le but de lui faire entendre raison ...

J'ai adoré le personnage de Julian. Il a tellement de secrets cachés couche après couche. Personne ne le connait vraiment. Le seul point "un peu gros" comme coïncidence que je reproche a été le fait que la mère de Julian était bien entendu sourde elle aussi, par hasard. Bon le point était important dans son histoire personnelle même si c'était un peu grossier. Du coup j'ai pensé ça quelques minutes et ensuite j'ai oublié mon argument.
D'un autre coté Lily est une fille assez normale en fait. Elle a les pieds sur terre, elle n'est pas nunuche. Elle vit sa vie du mieux qu'elle peut avec ses moyens et elle a bien l'intention de réussir à convaincre Julian qu'ils peuvent être ensemble malgré tout ce qui les sépare.

Ce tome ci a été mon préféré de la série, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde comparé au précédent qui avait été plus difficile à lire.
J'ai trouvé que le mystère autours de la vie de Julian ajouté aux divers autres, notamment celui de la mort de Lèo donnaient vraiment de la consistance à ce tome. On ne peux pas dire qu'il ne s'y passe rien, ça c'est certain.

Au final un très bon tome, qui clôture d'une belle façon cette petite trilogie que je suis bien contente d'avoir lue.

17/20


Lux, tome 1 : Obsidienne
de Jennifer L. Armentrout
Année de sortie : 2014
Éditeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 378


Une bonne relecture, j'ai retrouvé ce que j'aimais bien dans cette série.

Katy vient d'aménager dans une petite ville perdue dans la campagne américaine (étasunienne).  Elle ne connait personne et ce n'est pas vraiment la joie, surtout venant de Floride, avec du soleil et la mer. Ses seuls voisins sont des jumeaux et autant la fille devient tout de suite la meilleur amie de Katy, autant le garçon garde ses distances et n'hésite pas à lui chercher des noises.
La rentrée passe et en dehors d'être la "nouvelle tête" que tout le monde regarde et l'hostilité dudit voisin, tout vas bien. Jusqu'au jour ou Katy apprends que des jeunes filles ont été portée disparues dans la ville, et que quelques jours après c'est a son tours d'être violemment agressée ..

Cette série pourrait passer pour une n-ième série du genre avec des adolescents au lycée confrontés a des dangers de type surnaturel.
Et dans un sens c'est exactement ce qu'elle est. Mais elle est parmi les bonnes séries du genre. Celles ou la mythologie est différente déjà de ceux qu'on a l'habitude de lire. Et ensuite celles ou, malgré un personnage principal un peu tête à claque au niveau de la romance, on arrive malgré tout à vraiment accrocher aux personnage principaux.

Après c'est vrai que c'est extrêmement typé Young Adulte. Et je ne sais pas si sans la nostalgie de ma première lecture qui date d'il y a des années je l'aurais apprécié. Mais finalement oui, j'avoue, j'ai aimé. Il n'y a pas eu de moment plat, de moment ou je me suis ennuyée. L'auteur a bien géré son rythme tout du long. Il y a toujours plein de mystère et on se pose une multitude de questions tout au long du tome.
En fait on est vraiment dans un tome d'introduction, de découvertes. Et c'est tout a fait excitant cette découverte, quand les faits bizarres s'accumulent et qu'on se pose milles questions.

Au final c'était donc une lecture à la fois classique et pas du tout classique, que j'ai bien aimé !

16/20



Scarlett Bernard, book 2 : Trail of Dead
de Melissa F. Olson
Année de sortie : 2013
Éditeur : 47North
Nombre de pages : 295


Il m'a fallu un peu de temps pour vraiment arriver à me rentrer dans l'histoire de ce tome, comme dans le premier de la série en fait. Mais finalement, une fois que c'était fait j'ai trouvé ma lecture tout à fait agréable.

Scarlett Bernard est une Null, c'est à dire qu'elle permet, rien que par sa présence d'annuler tous les effets magiques, que ça soit lié à une créature, un objet ou un sors. Depuis la fin du tome précédent Scarlett connait son ennemi. Alors lorsqu'une voiture est retrouvée avec un couple portant les même prénoms que ceux de ces parents mort aussi en voiture, elle la soupçonne tout de suite. Mais difficile de rechercher quelqu'un qui semble vraiment réussir à effacer toutes ses pistes, surtout quand on a toujours l'impression d'avoir un train de retard.
Et ce malgré son association avec Jesse, l'agent de police qu'elle a rencontré dans le tome précédent, ainsi que de l'air de Dashiel le si inhabituel maitre vampire de la ville ...

Encore une fois Scarlett se retrouve à devoir enquêter contre son gré, et on ne peux pas dire qu'elle soit enthousiaste. Je pense que c'est ce point qui a fait que j'ai eu du mal à vraiment entrer dans l'histoire. J'avais autant enfin de continuer que l'héroïne.
Heureusement on suis aussi Jesse et j'ai beaucoup aimé son point de vue. Par contre c'est bizarre qu'on le voyait lui à la troisième personne alors que Scarlett avait droit à la première personne. Du coup ça n'a pas non plus trop aidé pour rentrer dedans.

Mais l'enquête est quand même intéressante et malgré la mauvais humeur de Scarlett j'ai fini par vraiment être prise dedans. Le personnage de Scarlett elle même est intéressant en contraste avec Jesse. Ils sont la plupart du temps en total désaccord sur la manière de faire.
Scarlett de son coté est du genre survivante, elle ferait n'importe quoi du moment que ça ne la met pas en danger, quitte à être en dehors de la loi. Et Jesse ne supporte pas cette attitude, pour lui faire les choses bien est la seule possibilité. Il comprends le besoin de cacher certains détails mais il ne comprends pas que les surnaturels ont leur propre façon d'enquêter qui passe par d'autres chemins que ceux des humains. Du coup il est constamment à tout remettre en cause ces méthodes et c'est pourquoi ils n'arrivent pas à s'entendre en général.
Mais malgré ça ils sont quand même assez soudés quand le danger se rapproche de Scarlett, et j'ai aimé que Jesse sorte de ce personnage limite trop "parfait" du premier tome pour se remettre en cause et finalement évoluer.
Scarlett aussi évolue au cours du tome, elle commence à s'affirmer et ça m'a bien plu.

Du coup malgré un début difficile du à une ambiance morose et un personnage un peu apathique dans son rôle, j'ai bien aimé ma lecture. Il perd des points pour le début mais le fin me fait par contre me questionner sur ce dont on va pouvoir parler dans le troisième tome de cette trilogie, vu qu'une grosse partie de l'histoire principale est maintenant terminée.

15.5/20

mardi 2 mai 2017

Illuminae, tome 1 : Dossier Alexander de Jay Kristoff et Amie Kaufman






Illuminae, tome 1 : Dossier Alexander
de Jay Kristoff et Amie Kaufman
Année de sortie : 2016
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 607



Résumé :

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange...

Mon avis :

Un petit bijoux, un bel objet livre, même si je déplore l'absence de la version hardcover comme en VO qui était encore plus belle.
En dehors de ces considérations purement esthétiques, c'est un livre qui m'aura fait passer des haut et des bas. 

Haut et bas dans mon intérêt aussi bien que haut et bas du style yoyo émotionnel.

Au niveau de l’intérêt les bas étaient surtout au début, je n'en ai beaucoup moins eu dans la seconde moitié . Ils ont surtout été occasionnés par ce que j'ai trouvé comme étant un peu de l'abus d'humour.

Non seulement le personnage principal est hyper sarcastique et s'en sert pour remballer tout le monde ou presque, mais même dans les rapports de surveillances ou autre on en rajoute.
En fait je n'ai surtout pas trop apprécié cet humour dans les passages qui sont des explications papier de vidéos de surveillances. Ils ont été fait après coup, par un opérateur qu'on désigne sous une suite de numéros et il en rajoute des tonnes. Il passe son temps à imaginer l'état d'esprit des personnes qu'il observe et à se moquer d'elles. C'est censé être un rapport officiel dans un dossier militaire et du coup pour moi c'était pas l'endroit pour faire de l'humour. Ce n'était pas du tout crédible et en total décalage avec le support. Donc à coté de tout le reste ça me faisait plus grincer les dents qu'autre chose.
Bon je dois quand même nuancer cela en disant qu'il y a quand même eu quelques passages dedans qui ont réussi à me faire exploser de rire, je dois l'avouer, tout n'est pas perdu.

Pour le reste de l'humour (l'humour des personnages eux même) c'est vraiment de l'humour d'ado, le genre qui appelle son meilleur ami "connard" et qui s'insultent mutuellement en permanence gentiment, ou de l'humour de vestiaire qui ne vole pas haut, c'est un humour très familier mais qui m'a fait lever les yeux au ciel assez souvent par sa lourdeur.
Mais cet humour reste naturel je dirais, il est en adéquation avec les personnages, et du coup il passe beaucoup mieux que le précédent.

Au niveau de l'histoire je dois dire que c'est plutôt bon. Les effets graphiques marchent vraiment bien a des moments clés de l'aventure et j'ai trouvé que ça rajoutait énormément de tension, plus même que si il avait été composé uniquement de texte. Le livre a réussi à me faire à la fois rire et pleurer, sans parler du quelques coups de flippe magistral à certains moments (j'ai même fermé à plusieurs reprises le livre pour faire autre chose, surcharge émotionnelle). Du coup sur ce point c'est vraiment réussi, c'est rare les livres qui arrivent à me faire ressentir tout ce panel d'émotions à la fois.
Et c'est pour ça que mes moments "bas" se sont raréfiés au fur et à mesure parce que finalement, même si il est lourd, cet humour qui arrive juste après un gros passage triste ça aide à faire passer la chose, et ils étaient finalement bienvenue. J'étais la avec le petit sourire "mais qu'est ce qu'ils sont cons ceux la lol" haha. C'est un bon mélange en fait. 

Du coup je dirais que mon avis est bien positif au final. J'étais bien dedans et ça fait longtemps qu'un livre YA ne m'avait pas touché à ce point.
Je dirais même qu'a tête reposée les cotés négatifs ont tendance à s’effacer bien plus rapidement que les bons cotés. Et même si j'ai vraiment grincé des dent et été un peu excédée à certains moment, je l'ai vite oublié face à la seconde moitié du livre qui était bien meilleur.

C'est pour cela que j'ai vraiment du mal à noter ce livre, du coup je ne lui donnerais pas de note, mon avis suffira.

mercredi 21 décembre 2016

Chroniques lunaires, tome 4 : Winter de Marissa Meyer






Titre Original : Winter
Année de sortie : 2016
Éditeur : PKJ
Nombre de pages : 987




Résumé

La Princesse Winter est admirée par le peuple lunaire pour sa grâce et sa gentillesse. Malgré les cicatrices qui marquent son visage, on dit que sa beauté dépasse de loin celle de sa belle-mère, la Reine Levana.

Winter déteste Levana et sait que cette dernière n'approuverait pas ses sentiments pour son ami d'enfance, le séduisant garde Jacin. Mais la jeune fille n'est pas aussi faible que le croit la reine et cela fait des années qu'elle a entrepris de contrecarrer les plans de sa belle-mère. Avec Cinder et leurs alliés, Winter pourrait même avoir le pouvoir de commencer une révolution et gagner une guerre qui sévit depuis trop longtemps.

Est-ce que Cinder, Scarlet, Cress et Winter seront à la hauteur pour battre Levana et enfin trouver la paix qu'elles méritent?

Mon avis :

En deux mots : trop long.
Non pas que je n'ai pas apprécié le fait que ça ne soit pas simple d'atteindre la fin, mais j'avais l'impression que l'auteur voulait absolument donner à chaque personnage un moment d'horreur et son heure de gloire.

Dés le début j'ai eu un peu peur, j'aurais attendu une montée en puissance dans la tension mais en fait dés les premières pages la traque commence. Résulta du bout de la n-ième retournement de situation j'étais fatiguée d'attendre, fatiguée de la tension, d'être certaine que quoi qu'ils prévoient ça ne marcherait pas et ça finirait en encore une autre situation, fatiguée qu'on répète 150 fois combien Winter est belle, que Cress doute une n-ième fois de Thorne, que Scarlet et Wolf soit séparés aussi une n-ième fois... J'ai eu l'impression que nos héros sont sur le fil du rasoir pendant 900 pages, c'est beaucoup trop. STOP. Interminable.

Résultat on n'a pas de moment pour souffler, c'est la course en permanence. Si on me demandait de faire un résumé de ce qu'il se passe dans le livre, à peine une semaine après l'avoir lu j'en suis totalement incapable tellement il y a de pistes différentes qui changent tout le temps. 
Et c'est un peu dommage j'ai trouvé, le livre aurait gagné a avoir des changements de rythme au milieu, ou à avoir comme je le disais une montée en puissance. Parce que la une fois arrivé à la fin j'en avais marre et je n'attendais qu'une chose : qu'on en finisse.
Je pense sincèrement que si le livre avait eu 200-300 pages en moins il n'aurait pas eu le temps de m'ennuyer comme il l'a fait, dommage.

En dehors de ce point, je dois avouer que je n'ai pas du tout accroché à Winter, elle m'a toujours semblé totalement dans la lune et sans intérêt. J'imagine que c'est fait exprès mais au final elle est vraiment nunuche et elle m'a énervé. Surtout que ce tome est censé être centré sur elle (et Jacin), hors ce n'est pas du tout le cas. C'est à peine si on les voit durant le tome, que j'ai donc trouvé assez mal nommé. Au final ils ne sont que des personnages secondaires qu'on suis presque aussi peu que tous les autres. 

La fin (la vrai) était sympa ceci dit, je n'ai pas lu la novella sur Levana qui parle de ça j'imagine mais j'ai bien aimé découvrir ce qui se cache derrière le personnage. Même si la encore c'était un peu trop long, ça me faisait penser à ce morceau de musique qui donne l'impression de finir pour repartir de plus belle plein de fois avant la vrai fin .. 

Après l'écriture reste fluide et c'est totalement dans le ton des autres livres de la série donc on n'est pas du tout dépaysé. Au final j'ai trouvé que sur l'ensemble les personnages étaient toujours un peu figés dans leur rôle, aucun n'a eu d'action qui m'a vraiment surprise. 

Bref, une lecture mitigée, et je suis déçue parce que c'était une des rares séries YA que j’appréciais vraiment, dommage quoi.

14/20